← Retour à la liste
query_stats Études et statistiques — Janvier 2017

- Étude -
La conduite des jeunes sous influence parentale

Selon une étude publiée par la Fondation Vinci Autoroutes, une grande majorité des jeunes considèrent que leur comportement au volant a davantage été influencé par la conduite de leurs parents que par l’enseignement prodigué par l’auto-école.


« Dis-moi comment conduisent tes parents, je te dirai quel conducteur tu es… » Et si l’adage se vérifiait ? C’est en tout cas ce que laisse penser l’étude publiée début novembre par la Fondation Vinci Autoroutes. Selon les données recueillies par Ipsos, 65% des jeunes conducteurs considèrent que ce sont leurs parents qui ont le plus influencé leur comportement au volant, bien davantage que les enseignants d’auto-école (25%) ou que le reste de leur entourage (10%).

Mauvais exemple des parents
Dans l’ensemble, les résultats de l’étude démontrent une nette corrélation entre les comportements des parents et ceux de leurs enfants sur la route. Pour la conduite sous l’emprise d’alcool, 37% des jeunes ayant vu leurs parents prendre le volant en ayant trop bu reconnaissent l’avoir déjà fait. Ce chiffre chute à 12 % lorsque les parents respectent le taux d’alcool limite autorisé. Même constat pour la conduite en état de fatigue importante. C’est le cas de 71% des jeunes lorsque leurs parents le font, contre 29 % dans la situation inverse. Pour les incivilités à l’égard d’autrui, comme le refus de céder le passage aux piétons, la statistique grimpe à 72%.

Les jeunes accros aux smartphones
Deux comportements échappent toutefois à la règle. En ce qui concerne l’usage du portable au volant, 42% des jeunes interrogés avouent téléphoner ou écrire et lire des SMS tout en conduisant, alors que leurs parents ne le font pas. Idem pour le dépassement des limitations de vitesse. 45% des jeunes dont les parents respectent les limitations indiquent adopter une vitesse excessive.
L’étude démontre également que les jeunes conducteurs ont été inégalement sensibilisés par leurs parents aux risques routiers et à la conduite responsable. Bien que 73% des personnes interrogées déclarent avoir été informés des risques liés à la consommation d’alcool et de stupéfiants, seulement 44% d’entre eux estiment n’avoir reçu que peu ou pas du tout de recommandations sur les risques liés à la vitesse. Ce chiffre atteint 49% concernant les messages relatifs au savoir-être sur la route.
A. B.


Dans le même thème

Comment l’incompatibilité médicale à la conduite est-elle gérée en France ?
Contrairement à d’autres pays européens, une visite médicale n’est pas nécessaire pour conserver son permis de conduire en France. Une telle consultation est néanmoins obligatoire si un usager souffre de certaines maladies.
Groupe Léger : Toujours plus de candidats examinés à l’examen pratique !
Si le nombre de présentations à l’examen pratique de la catégorie B a encore augmenté par rapport
à 2020 et 2021, le taux de réussite continue de baisser.
Examens théoriques : Le nombre d’examens est en diminution
Après des années de hausse continue du nombre d’examens théoriques passés annuellement depuis la privatisation, le nombre total des épreuves théoriques générale et moto enregistre une baisse significative.