Selon une étude publiée par la Fondation Vinci Autoroutes, une grande majorité des jeunes considèrent que leur comportement au volant a davantage été influencé par la conduite de leurs parents que par l’enseignement prodigué par l’auto-école.
« Dis-moi comment conduisent tes parents, je te dirai quel conducteur tu es… » Et si l’adage se vérifiait ? C’est en tout cas ce que laisse penser l’étude publiée début novembre par la Fondation Vinci Autoroutes. Selon les données recueillies par Ipsos, 65% des jeunes conducteurs considèrent que ce sont leurs parents qui ont le plus influencé leur comportement au volant, bien davantage que les enseignants d’auto-école (25%) ou que le reste de leur entourage (10%).
Mauvais exemple des parents
Dans l’ensemble, les résultats de l’étude démontrent une nette corrélation entre les comportements des parents et ceux de leurs enfants sur la route. Pour la conduite sous l’emprise d’alcool, 37% des jeunes ayant vu leurs parents prendre le volant en ayant trop bu reconnaissent l’avoir déjà fait. Ce chiffre chute à 12 % lorsque les parents respectent le taux d’alcool limite autorisé. Même constat pour la conduite en état de fatigue importante. C’est le cas de 71% des jeunes lorsque leurs parents le font, contre 29 % dans la situation inverse. Pour les incivilités à l’égard d’autrui, comme le refus de céder le passage aux piétons, la statistique grimpe à 72%.
Les jeunes accros aux smartphones
Deux comportements échappent toutefois à la règle. En ce qui concerne l’usage du portable au volant, 42% des jeunes interrogés avouent téléphoner ou écrire et lire des SMS tout en conduisant, alors que leurs parents ne le font pas. Idem pour le dépassement des limitations de vitesse. 45% des jeunes dont les parents respectent les limitations indiquent adopter une vitesse excessive.
L’étude démontre également que les jeunes conducteurs ont été inégalement sensibilisés par leurs parents aux risques routiers et à la conduite responsable. Bien que 73% des personnes interrogées déclarent avoir été informés des risques liés à la consommation d’alcool et de stupéfiants, seulement 44% d’entre eux estiment n’avoir reçu que peu ou pas du tout de recommandations sur les risques liés à la vitesse. Ce chiffre atteint 49% concernant les messages relatifs au savoir-être sur la route.
A. B.