Le CNPA souhaite renforcer le financement du permis à un euro par jour à travers la création d’un fonds de secours. Sa mise en œuvre pourrait être effective au printemps 2017.
Le CNPA s’active en coulisses. Le syndicat planche depuis près de deux ans sur la création d’un fonds de secours, qui serait destiné à renforcer le financement du permis à un euro par jour pour les plus défavorisés. Cette proposition fait partie du livre blanc du CNPA, qui répertorie « les idées fortes de chaque branche du syndicat, pour poursuivre une dynamique commune », précise Patrice Bessone, président du CNPA branche Éducation routière.
Un fonds de secours accordé sous conditions
Ce fonds de secours, également appelé fonds de solidarité, serait accordé sous conditions. Le jeune bénéficiaire devra justifier d’un refus de sa banque de lui accorder un prêt pour financer le permis à un euro par jour. « Le fonds de secours servirait de caution au jeune. Il n’y aurait ainsi plus de raison que la banque ne s’oppose au prêt », estime Patrice Bessone. Les modalités de remboursement en cas d’utilisation du fonds de secours n’ont pour l’heure pas été communiquées.
« Lutter contre l’insécurité routière »
Pour le président du CNPA branche Éducation routière, la mise en place du dispositif permettra « d’étendre le permis à un euro par jour à de nouvelles personnes. Les jeunes les plus précaires échappent aux auto-écoles en raison de l’absence de financement. Leur permettre d’accéder à la formation à la conduite permet aussi de lutter contre l’insécurité routière. »
Le fonds de secours, qui devrait être alimenté par les différentes branches du CNPA, pourrait voir le jour au printemps 2017.
« La participation de chaque secteur fait l’objet d’un calcul savant, précise Patrice Bessone. Les accords entre les partenaires devraient être signés en février. »
Une campagne de communication suivra dès que le dispositif sera opérationnel.
A. B.