L’application Smartpilot, disponible depuis le mois de septembre, guide les parents tout au long de la conduite accompagnée. L’objectif ? Favoriser l’apprentissage de l’élève, mais aussi apaiser l’atmosphère dans la voiture.
Comment les parents doivent aborder l’AAC ?
Quels sont les points clés à respecter ? L’application Smartpilot, lancée en septembre dernier par Yann Guillerm et Philippe Thauvin, s’adresse aux parents qui revêtent les habits d’accompagnateur AAC, mais aussi à leurs enfants. Pensée comme un outil pédagogique, elle vise à favoriser l’apprentissage de l’élève et à apaiser la relation dans la voiture.
Avant chaque trajet, le parent dispose sur son smartphone d’un certain nombre de données (kilomètres parcourus, temps passé au volant…), d’une liste de situations à surveiller (dosage approprié de la pédale d’accélération et de frein, respect des clignotants et des angles morts, dépassement en toute sécurité…) et d’un aperçu du niveau de confort du jeune. En fonction des données enregistrées, il sera conseillé à l’élève de conduire pendant un temps limité et dans un environnement spécifique.
« Si ces conditions ne sont pas respectées, la conduite peut être génératrice de stress », explique Philippe Thauvin.
Analyser les dangers
Pendant le trajet, l’application procède à des vérifications entre l’évolution de la voiture et l’environnement routier. En clair, Smartpilot peut constater les dépassements de vitesse et répertorier les dangers rencontrés. À l’arrivée, plusieurs questions sont formulées et l’élève peut livrer ses impressions sur sa conduite. L’application permet également au jeune d’imprimer la liste des informations nécessaires pour le livret d’accompagnement (météo, trafic, conduite de nuit…).
Smartpilot, qui enregistrait fin novembre près de 110 utilisateurs et 15 000 km parcourus, est proposée gratuitement au téléchargement. Elle est financée par un groupement de sociétés d’assurance « qui souhaite obtenir des informations sur la pertinence de la conduite accompagnée et sur sa répercussion en terme de sécurité routière », indique Philippe Thauvin. À noter qu’une version web de l’application, qui devrait voir le jour au premier trimestre 2017, permettra aux auto-écoles de suivre la progression de l’élève et de disposer des données appropriées pour préparer les rendez-vous pédagogiques.
A. B.