Selon une étude de l’INSERM (Institut national de la santé et de la recherche médicale), les pictogrammes qui figurent sur les boîtes des médicaments jugés à risque pour la conduite (antidépresseurs, neuroleptiques, antihypertenseurs…) n’ont pas réussi à modifier les comportements. Ainsi, les accidents dus à l’usage de médicaments (endormissement, baisse de concentration diminuée, vertiges…) n’ont pas diminué et ont même légèrement augmenté, ce qui pourrait cependant être dû au vieillissement de la population. La majorité des automobilistes n’aurait pas remarqué les pictogrammes (triangles jaunes, oranges et rouges, incitant à la prudence ou à ne pas prendre le volant) ni compris leur signification. Tout en soulignant la nécessité de mieux communiquer sur ces pictogrammes, les chercheurs rappellent le rôle du médecin, qui doit prévenir ses patients des médicaments à risque. La liste des médicaments soumis à ces pictogrammes doit également être réactualisée.