Selon une récente étude, 95 % des 18-24 ans utilisent leur téléphone en marchant. Un comportement à l’origine de situations à risque pour les usagers de la route.
A pied aussi, l’utilisation du téléphone peut s’avérer dangereuse. Une enquête réalisée par Opinionway pour GMF en avril dernier souligne l’ampleur de ce phénomène et les comportements à risque qu’il soulève.
Dans la pratique, l’utilisation du téléphone en marchant est corrélée à l’âge des personnes. Selon l’étude, 75 % des 18-24 ans poursuivent leur conversation téléphonique ou continuent d’envoyer un sms en traversant et 61 % ont déjà utilisé un kit main libre pour téléphoner ou écouter de la musique pendant leur trajet, contre respectivement 35 % et 25 % pour l’ensemble des personnes interrogées. Au total, 95 % des jeunes utilisent leur portable en marchant pour téléphoner, 92 % pour lire ou envoyer des sms ou des mails et 65 % pour prendre des photos.
Un danger encore en partie ignoré
Problème, le téléphone mobilise l’attention de l’utilisateur et altère sa perception des événements extérieurs. Ainsi, près de 25 % des personnes interrogées dans le cadre de l’enquête qui utilisent leur portable en marchant ont déclaré avoir déjà heurté un piéton, 17 % du mobilier urbain et 16 % un poteau.
Ces comportements peuvent également impliquer les autres usagers de la route. 16 % des utilisateurs de téléphone – 21 % des jeunes – ont déjà frôlé la collision avec un cycliste ou une personne en roller ou en skate. Et, plus grave, 14 % des personnes interrogées ont évité de peu un accident. Les catégories qui utilisent le plus leur téléphone sont les plus susceptibles d’être touchées. 13 % des 18-24 ans, par exemple, ont déclaré s’être déjà fait renverser par un véhicule. Mais seules 65 % des personnes de cette tranche d’âge jugent ce danger important.
A. B.