Selon une étude menée par l’association 40 millions d’automobilistes, seulement 30% des recettes générées par les contraventions sont affectées à l’amélioration de la sécurité sur les routes.
Les chiffres sont plutôt impressionnants. En 2015, ce sont pas moins de 26 millions d'amendes qui ont été dressées et ont permis de rapporter à l’État français 1,671 milliard d'euros. Un mal pour un bien, penseront certains, puisque cela permet d’entretenir le réseau routier. Sauf que selon l’association 40 millions d’automobiliste, sur les 1,671 milliard d'euros collectés, seuls 45 millions sont affectés au Fonds interministériel de prévention de la délinquance (FIPD) et 249 millions à l'Agence de financement des infrastructures de transport de France (Afift) qui finance certes des infrastructures de transports routiers, mais également des infrastructures de transports ferroviaires, aériens et maritimes.
Entretien des radars
Le reste du gâteau sert à l'entretien et à l'achat de radars à hauteur de 217 millions d'euros, au financement des affranchissements d'envois des contraventions à hauteur de 21,9 millions, à la modernisation des outils de dématérialisation des PV à hauteur de 30 millions d'euros, mais aussi au désendettement de l'État à hauteur de 440,9 millions d'euros et, enfin, aux projets d'équipements et d'aménagements des collectivités territoriales dans les domaines des transports en commun et de la sécurité routière à hauteur de 667,2 millions. Résultat : « Ce ne sont en réalité pas plus de 30% du produit total de la répression routière qui est véritablement utilisé à des fins d'amélioration des conditions de sécurité sur les routes françaises », pointe du doigt l’association 40 millions d'automobilistes.
S. A.