La commission Jeunes et éducation routière du CNSR, présidée par Gérard Acourt, a exposé le 11 mai son projet d’« Amélioration de la formation du conducteur novice », qui a été voté. Le risque d’être tué pour un conducteur novice étant 4 fois supérieur à celui d’un conducteur expérimenté (source ONISR), la commission recommande la mise en œuvre du Continuum éducatif du citoyen usager de la route (CECUR), dans un premier temps pour le permis B.
Le dispositif, qui sera discuté dans le cadre de la réforme du permis de conduire, comprend 2 phases en auto-école :
- avant le passage de l’examen : 5 ateliers de gestion des risques d’1 h 15, en salle et en groupe.
- après l’obtention du permis : 2 rendez-vous d’expériences (un seul pour les élèves ayant suivi l’AAC), chacun d’une durée de 3 h 15 (1 h 15 en circulation et 2 h en salle).
La formation devient ainsi « plus rationnelle, car fondée sur l’analyse des risques, plus efficace, car plus interactive, et sans surcoût, par l’utilisation renforcée des cours collectifs ».
Patrice Bessone (CNPA) ne cache pas son enthousiasme pour ce dispositif, « qui se destine à tous les jeunes, dont ceux qui ne peuvent pas accéder à l’AAC, et qui a fait ses preuves dans des pays européens comme l’Autriche ». Pour Philippe Colombani (UNIC), « si certains estiment qu’il n’y aura pas d’augmentation du prix du permis, grâce au temps gagné sur les explications dans la voiture, aucune étude sérieuse ne le prouve. Même si d’un point de vue pédagogique, je reconnais que cela peut être tentant ».