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directions_boat Bateau — Avril 2015

- Permis bateau -
La passion ne suffit pas

Tout comme le permis moto, le permis bateau est une activité passion ! Mais après une croissance régulière du nombre de permis délivrés depuis la réforme du permis bateau de 2008, le secteur tend à se stabiliser. « En bord de mer, le marché est quasiment arrivé à saturation, même si à l’intérieur des terres, il reste plus ouvert » explique Christophe Préault, responsable de la division nautique des CER. Il faut cependant y réfléchir à deux fois avant de se lancer. S’il vaut mieux être passionné, cela ne suffit pas. Comme le rappelle Michel Lecomte, responsable de l’activité bateau ECF, « il est indispensable de réaliser une étude de marché, car l’activité bateau est loin d’être un petit investissement, le bateau devant (depuis 2013, ndlr) être la propriété (ou la location longue durée) de l’établissement. Si le permis bateau est un moyen de se diversifier, il doit rester une activité annexe, en complément des autres permis (B, A, PL…), qui doivent assurer l’essentiel des revenus ».
En 2008, une profonde réforme a supprimé l’examen pratique, remplacé par une validation des objectifs par le formateur. Cela a permis de diminuer le stress des candidats, tout en mettant en valeur les établissements de formation.
Pour se lancer dans le permis bateau, il faut disposer d’une autorisation d’enseigner la conduite des bateaux de plaisance à moteur, délivrée par la Direction départementale des affaires maritimes (DDAM). Pour pouvoir en faire la demande, vous devez justifier des éléments suivants : le permis bateau pour lequel vous assurerez les formations, depuis plus de 3 ans ; une attestation de premier secours PSC1 ; un titre de niveau égal ou supérieur au niveau V (BEP ou CAP) sanctionnant une formation d’enseignement, d’animation ou sportive ;
le certificat de radiotéléphoniste CRR ;
une attestation de suivi de formation à l’évaluation d’une durée minimale de 20 h.
Enfin, si l’absence d’examen pratique a éliminé le souci du manque de places d’examens, ce dernier subsiste pour l’examen théorique, un certain engorgement touchant les établissements de la région parisienne pour le permis côtier.
C. S.

Plus :
• Permis plaisir
• Demande toujours soutenue en terres intérieures

Moins :
• Obligation d’avoir son propre bateau
• Marché saturé en bord de mer
• Engorgement pour le Code
   (région parisienne)


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