Pour pouvoir se lancer dans la formation groupe lourd, une auto-école doit disposer de moyens matériels et pédagogiques adéquats, et employer un personnel qualifié pour assurer l’enseignement, c’est-à-dire des enseignants titulaires du Bepecaser mention « groupe lourd ». Ce dernier s’obtient à la suite d’un examen, réservé aux titulaires du Bepecaser « tronc commun » (ou diplôme équivalent) et des permis du groupe lourd (C/CE, C1/C1E, D/DE, D1/D1E).
Mais avant de se lancer dans cette activité qui peut s’avérer très rentable, il faut savoir que le groupe lourd demande pour commencer un investissement bien plus élevé que pour le permis B. Ainsi, le prix d’un camion porteur neuf dépasse les 100 000 euros, tandis que les bus et cars sont encore plus coûteux (environ 160 000 euros). Il reste néanmoins possible de commencer son activité avec des véhicules d’occasion, puis, une fois lancé, d’acquérir des véhicules neufs. Ou encore de louer des autocars auto-écoles, comme le propose la société Lambert Location.
Autre investissement lourd, la piste, même si elle n’est pas exigée pour obtenir l’agrément, peut dépasser les 150 000 euros. En zone urbaine, les pistes sont particulièrement difficiles à trouver. Il est préférable de chercher un bon emplacement en périphérie. Il est cependant parfois possible de bénéficier de parkings mis à disposition par les entreprises clientes.
Il reste indispensable d’effectuer une sérieuse étude de marché, afin de déterminer si le marché de la formation au groupe lourd n’est pas saturé dans la région. Il est également conseillé de débuter par les formations C/CE/C1/C1E plutôt que par les permis D/DE/D1/D1E, qui offrent moins de perspectives. De plus, l’entretien des cars est extrêmement onéreux.
Enfin, sachez qu’il n’est pas aisé de trouver des moniteurs pour le groupe lourd, le nombre d’enseignants disposant du Bepecaser mention « groupe lourd » étant assez réduit. Autre souci, le manque de places d’examens se fait toujours ressentir, particulièrement en région Ile-de-France, pénalisant l’activité des entreprises du secteur.
C. S.
Plus :
• Rentabilité
Moins :
• Investissement lourd (véhicules, piste)
• Pénurie de formateurs
• Manque de places d’examens (Ile-de-France)