Dans l’ensemble, le marché des véhicules auto-école se porte bien. Les constructeurs français assurent toujours l’essentiel des ventes, mais les marques étrangères effectuent un retour remarqué. Analyse de cette évolution.
Le marché des auto-écoles est stratégique pour les constructeurs. Il constitue une bonne publicité, les élèves ayant passé leur permis sur un modèle précis seront forcément influencés par cette première expérience lors de l’achat de leur véhicule. Ce marché est cependant délicat pour les constructeurs, car la guerre des tarifs LLD y fait rage. L’équilibre économique est donc souvent difficile à réaliser. Autre problème : un véhicule qui affiche 45 000 km après 12 mois d’utilisation intensive n’est pas évident à revendre par un concessionnaire, qui a l’obligation de mentionner l’origine du véhicule. Malgré tout, le marché reste au fil des ans plutôt stable, avec plus de 20 000 véhicules par an, et même 23 000 en 2006 (+ 10 % par rapport à 2005).
RETOUR DES CONSTRUCTEUR ÉTRANGERS
Chez les constructeurs français, Citroën et Peugeot sont en forme, avec respectivement des progressions de + 25 % et + 14 % de 2005 à 2006. Renault est en baisse (- 21,52 %) mais compte bien reconquérir des parts de marché grâce à une redéfinition de sa politique commerciale vis-à-vis des auto-écoles courant octobre 2007. Parmi les constructeurs étrangers, deux constructeurs tirent leur épingle du jeu. Ainsi Volkswagen bénéficie de son partenariat avec le réseau ECF pour progresser de manière spectaculaire, tandis qu’Opel, armé de son aguichante nouvelle Corsa, est fermement décidé à ne pas faire de la figuration. Voici, marque par marque, les évolutions 2005/2006 du marché :
Citroën :
Durant l’année 2006, les locations longue durée aux auto-écoles ont progressé de 25 % (environ 5 000 en 2006 contre 4 000 en 2005). La marque met en avant « une gamme simple et bien adaptée au marché et un réseau très actif avec les auto-écoles ». La C3 a été adoptée par les auto-écoles à raison de 4 300 exemplaires en 2006 (3 600 en 2005), alors que la C4 est également en progression (620 exemplaires en 2006 contre 400 en 2005).
Ford :
Ford ne dispose pas de chiffres de ventes car le montage du kit auto-école est réalisé en concessions. Il s’agit donc de ventes directes qui ne passent pas systématiquement par le constructeur.
Opel :
Opel réinvestit le marché des écoles de conduite et ambitionne 500 ventes aux auto-écoles pour le dernier quadrimestre 2007, grâce à la nouvelle Corsa.
Peugeot :
Peugeot progresse de 14 %, puisqu’environ 9 000 véhicules ont été vendus aux auto-écoles en 2006, contre 7 900 en 2005. La 207, apparue l’an dernier, n’est sans doute pas étrangère à ce résultat, avec plus de 5 000 ventes réalisées en 2006.
Renault :
Même si elles restent importantes dans l’absolu, les ventes du constructeur au Losange ont connu une baisse de 2005 à 2006. Ainsi, la Clio (3 436 ventes en 2006 contre 4 287 en 2005), le Modus (1 425 contre 1 680) ou encore le Scénic (251 contre 441) ont rencontré moins de succès. Des parts de marché perdues que le constructeur compte bien récupérer…
Volkswagen :
Sur le papier, c’est le constructeur qui réalise la plus grande progression en matière de LLD dans le marché auto-écoles, avec 1 521 véhicules en 2006 (contre… 57 en 2005). En effet, depuis juillet 2006, Volkswagen fournit de manière exclusive le réseau d’auto-écoles ECF, succédant ainsi à Renault. Ce partenariat représente d’ailleurs près de 95 % des ventes dans le secteur, même si théoriquement rien n’interdit à une auto-école non-ECF d’opter pour des modèles Volkswagen.
LOCATION LONGUES DURÉES AUX AUTO-ÉCOLES EN 2005 ET 2006
LLD aux auto-écoles 2006 2005 Variation 2005-2006
Citroën 5 000 4 000 + 25 %
Ford N. C. N. C. -
Opel N. C. N. C. -
Peugeot 9 000 7 900 + 14 %
Renault 7 276 8 842 - 21,52 %
Volkswagen 1 521 57 + 256 %
Total 22 797 20 799 + 10 %
QUID DES VÉHICULES AUTO-ÉCOLE À BOÎTE AUTOMATIQUE ?
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