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local_shipping Poids lourds — Août 2014

- Jean-Luc Pégat-Toquet -
« Ixio est un réseau d’organismes de formation cohérent et performant !

Créée en octobre 2007, la société Ixio compte désormais 9 filiales. Jean-Luc Pégat-Toquet, son président, dresse un bilan après 7 ans d’activité.


La Tribune des Auto-Écoles : Ixio n’est pas véritablement un groupement d’auto-écoles. Comment définiriez-vous cette société ?
Jean-Luc Pégat-Toquet : Ixio rachète des établissements de formation pour leur donner la puissance d’un réseau tout en leur permettant de conserver leur identité. Concrètement, Ixio apporte un soutien financier pour permettre à ces structures de se développer, notamment en leur donnant une légitimé au niveau national pour mieux servir les clients Grands-comptes tels que les groupes de transports, les logisticiens, les sociétés d’intérim, etc. C’est une vraie force pour remporter les appels d’offres. Ixio apporte de véritables services à ses filiales comme la comptabilité, la paye et la communication. Pour autant, chaque filiale garde son identité, sa dimension humaine, sa qualité de prestation et son état d’esprit. L’idée est de décharger l’exploitant des contraintes inhérentes à la gestion d’une entreprise pour lui permettre de se consacrer entièrement au service de ses clients et à l’exploitation de ses structures.

La Tribune des Auto-Écoles : Vous venez d’acquérir une neuvième filiale. Que représente Ixio aujourd’hui ?
J-L. P-T. : Ixio compte effectivement aujourd’hui 9 filiales, avec dans l’ordre d’acquisition :
EFPR, COPRACQ, Coldefy Formation, La Poitevine, CESR 34, RFT, CFR 11, CACES TP by IPFAC-SEMAFOR et enfin ASSIFEP. En tout, cela représente 250 collaborateurs avec un parc de 162 véhicules-école, dont 102 camions de type porteurs et semi-remorques, 36 autocars et 44 véhicules légers. Enfin, plus de 30 000 personnes ont été formées au sein de nos filiales.

La Tribune des Auto-Écoles : Vos filiales sont essentiellement spécialisées dans la formation groupe lourd. Est-ce une volonté ou un hasard ?
J-L. P-T. : En effet, mais Ixio n’exclut pas le permis B. CFR 11 dispense des formations au permis B ainsi que La Poitevine et il n’était pas question de supprimer ces formations lors du rachat par Ixio, car elles font partie de l’équilibre financier de ces entreprises.

La Tribune des Auto-Ecoles : Quel bilan faites-vous au bout de 7 ans d’existence ?
J-L. P-T. : On s’en sort plutôt bien ! Force est de constater que nous avons pris les bonnes décisions au bon moment. Nous avions comme objectif d’encercler la capitale, puis de mailler peu à peu le reste du territoire de manière complémentaire aux sites d’implantation de notre actionnaire principal, afin, comme je le disais précédemment, de pouvoir remporter les appels d’offres auprès des grandes entreprises. Nous avons réussi la première phase de déploiement en Île-de-France. Désormais nous poursuivons notre développement du maillage sur l’ensemble de l’Hexagone, sachant qu’Ixio est déjà très présent dans le Nord, en région PACA et dans le Languedoc-Roussillon.

La Tribune des Auto-Écoles : Êtes-vous confronté à des problèmes de places d’examens ?
J-L. P-T : Hélas, oui ! C’est un vrai problème vis-à-vis de nos clients car nous sommes parfois obligés de refuser des inscriptions lorsque nous savons que nous pouvons assurer la formation, mais que nous ne pourrons pas présenter les candidats à l’examen. J’estime que la pénurie de places d’examens constitue chaque année un manque à gagner d’environ 1 million d’euros sur l’ensemble des filiales d’Ixio. Nous nous battons avec notre syndicat patronal afin de faire évoluer le dispositif d’examen aux permis poids-lourds et les dernières annonces du ministre de l’Intérieur nous laissent à penser que les actions que nous avons menées ainsi que les propositions que nous lui avons faites ont été entendues. Nous espérons que le gouvernement ne reculera pas devant ce projet, car le manque de places d’examens est un frein à notre développement, un frein à l’insertion des demandeurs d’emploi, un frein à la promotion sociale des salariés en poste et un frein aux recrutements de moniteurs et aux investissements.
Propos recueillis par Sandrine Ancel


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