← Retour à la liste
query_stats Études et statistiques — Avril 2014

- 4e Baromètre Vinci Autoroutes -
Les Européens ont du mal à se remettre en question au volant

Interrogés dans le cadre d’une étude, les automobilistes européens se jugent quasi-exemplaires alors qu’ils se montrent beaucoup plus sévères envers les autres conducteurs.


Sûrs de leurs capacités, les conducteurs européens sont par contre peu tolérants vis-à-vis des autres automobilistes. C’est l’un des principaux enseignements qui ressort du 4e Baromètre de la conduite responsable, réalisé par Ipsos pour la fondation Vinci Autoroutes, et désormais établi à l’échelle européenne. Plus de 7 000 conducteurs de 7 pays (Allemagne, Belgique, Espagne, France, Grande-Bretagne, Italie et Suède) ont été interrogés sur leurs habitudes au volant.

La violence routière n’est pas une fatalité
Une large majorité (61%) estime que des progrès significatifs peuvent encore être accomplis dans les années à venir. Ce sont les Espagnols qui se montrent les plus optimistes (78%), suivis des Français (67%), les plus pessimistes étant les Allemands (45%).
Par ailleurs, les conducteurs européens se rejoignent sur l’appréciation positive qu’ils ont de leur comportement au volant, puisqu’ils s’octroient une note moyenne de 7,8 sur 10 ! Ce sont les Italiens qui se montrent les plus fiers de leurs talents de conducteurs, s’adjugeant une note de 8 sur 10, alors que les Français s’accordent un 7,7 sur 10. Seuls 3% des conducteurs européens reconnaissent faire preuve d’agressivité, et… 0% se jugent irresponsables ou dangereux au volant !
Par contre, les automobilistes européens, et notamment les Italiens et les Français, sont particulièrement sévères avec les autres conducteurs de leur pays, qualifiés de « stressés » (43%), « irresponsables » (41%) voire « dangereux » (24%).
Bien qu’ayant une estime élevée de leurs capacités au volant, les conducteurs européens reconnaissent pourtant ne pas respecter un certain nombre de règles. Ainsi, 86% d’entre eux (et 89% des Français) avouent dépasser d’une poignée de km/h la vitesse autorisée. Et 62% ne respectent pas les distances de sécurité, 19% conduisent parfois sans ceinture de sécurité (35% des Italiens !) et 26% envoient ou lisent des sms ou des mails en conduisant (29% des Français).
Malgré ces mauvaises habitudes, les automobilistes européens sont tout de même conscients des comportements à risque. Ainsi, 60% – un chiffre finalement pas si élevé que cela – d’entre eux reconnaissent le danger de la conduite sous l’emprise de l’alcool ou de stupéfiants. Mais cela n’empêche pas 10% d’entre eux (17% en France et 25% en Belgique) de prendre tout de même le volant au-dessus de la vitesse autorisée, dès lors qu’ils ne ressentent pas les effets de l’alcool.
« Vous arrive-t-il de prendre le volant alors que vous vous sentez très fatigués ? » À cette question, les conducteurs européens ont répondu par l’affirmative pour 34%, cette proportion s’élevant à 42% pour les Belges et à 40% pour les Français.

Le régulateur de vitesse, facteur d’endormissement
On notera que l’utilisation prolongée d’un régulateur de vitesse, si elle permet pour 42% des conducteurs européens d’être attentifs à la route, entraîne également pour 21% une tendance à somnoler au volant.
Enfin, 65% des conducteurs européens (et également 65% des Français) se montrent « plutôt ou tout à fait favorables » à l’interdiction totale du téléphone au volant, même avec kit mains libres. Une mesure qui n’a pourtant toujours pas vu le jour en France, mais qui est effective en Espagne.
C. S.

Étude disponible sur http ://fondation.vinci-autoroutes.com/fr/system/files/pdf/2014/02/vinci2014_v4.pdf


Dans le même thème

Comment l’incompatibilité médicale à la conduite est-elle gérée en France ?
Contrairement à d’autres pays européens, une visite médicale n’est pas nécessaire pour conserver son permis de conduire en France. Une telle consultation est néanmoins obligatoire si un usager souffre de certaines maladies.
Groupe Léger : Toujours plus de candidats examinés à l’examen pratique !
Si le nombre de présentations à l’examen pratique de la catégorie B a encore augmenté par rapport
à 2020 et 2021, le taux de réussite continue de baisser.
Examens théoriques : Le nombre d’examens est en diminution
Après des années de hausse continue du nombre d’examens théoriques passés annuellement depuis la privatisation, le nombre total des épreuves théoriques générale et moto enregistre une baisse significative.