Alors qu’en 2011, le bilan de la France en matière de sécurité routière est en léger progrès, les résultats des traditionnels « bons élèves » européens régressent.En 2011, la mortalité routière a légèrement chuté en France (- 0,6%) par rapport à 2010. Parallèlement, des pays qui jusqu’à présent étaient très bien placés en matière de sécurité routière, comme l’Allemagne, le Royaume-Uni ou la Suède, enregistrent une hausse du nombre de tués sur la route d’environ 7 %. Selon la Commission européenne, ces pays figuraient pourtant en tête de classement en 2010 avec un taux de personnes tuées (par million d’habitants) de 25 à 55% moins élevé qu’en France.
Si l’on compare le taux de tués par million d’habitants, la France se classe dans la moyenne de l’Union européenne. « En regardant les taux des meilleurs pays d’Europe, on remarque que les marges de progrès restent importantes et les récentes mesures, comme l’obligation d’avoir un éthylotest dans toutes les voitures, devraient participer à l’amélioration de la place de notre pays dans le concert européen », a observé Jean-Luc Névache, délégué interministériel à la sécurité routière.
On notera également que la France se situe parmi les pays ayant l’atteint l’objectif européen de diviser par deux le nombre de personnes tuées sur les routes lors de la précédente décennie (2001-2010).
2011-2020 : DE NOUVELLES LIGNES DIRECTRICESPour la période qui va de 2011 à 2020, l’Union européenne a présenté plusieurs objectifs, afin de réduire à nouveau de moitié le nombre d’accidents mortels d’ici 2020. Premier objectif, mettre en œuvre une législation européenne en matière de sécurité routière afin de garantir que tous les citoyens européens soient traités de la même manière en cas d’infraction au Code de la route. Autre piste à suivre, encourager les pays de l’UE à appliquer aux routes secondaires les normes de sécurité déjà en vigueur pour les grands axes et les tunnels. Enfin, l’Union européenne va s’efforcer de développer encore davantage les outils de statistique et d’analyse en ce qui concerne les accidents afin d’améliorer le suivi de l’évolution de la sécurité routière dans les pays de l’UE et de disposer de données précises pour l’adoption de nouvelles mesures.
C. S.