La Commission européenne a fait état de 41 600 morts sur les routes européennes en 2005. Un résultat qu’elle juge insatisfaisant au regard de son objectif de ne pas dépasser les 25 000 décès à l’horizon 2010.La Commission européenne a présenté, le 22 février denier à Bruxelles, le bilan de l’accidentologie sur les routes européennes de l’année passée. En 2005, l’Europe a comptabilisé 41 600 morts. C’est encore beaucoup trop, pour Jacques Barrot, commissaire aux Transports, qui estime dans une interview accordée au Parisien, que ce chiffre « est inacceptable, même si des progrès probants ont été réalisés dans de nombreux pays, dont la France ». Et d’ajouter : « Nous allons accélérer les efforts pour que l’objectif des 25 000 décès soit atteint coûte que coûte à l’horizon 2010 ». Car si les 25 États membres continuent au rythme actuel, l’Union européenne devrait encore compter 32 500 tués en 2010.
LA FRANCE PARMI LES BONS ÉLÈVESL’évolution du nombre de tués de 2001 (date de la mise en place du plan européen de lutte contre l’insécurité routière) à 2004 diffère du tout au tout d’un pays à l’autre. Ainsi, parmi les bons élèves, l’on compte la France (- 32 %), le Luxembourg (- 30 %), le Portugal (- 23 %), Malte et la Hollande (- 19 %), ou encore l’Allemagne (- 16 %). La plupart des nouveaux États entrants enregistrent, en revanche, des hausses : Chypre (+ 19 %), la Lituanie (+ 7 %), la Hongrie (+ 5 %), la République tchèque (+ 4 %) et la Pologne (+ 3 %). Pour encore améliorer les résultats, la Commission mise sur plusieurs mesures, notamment sur la communautarisation des sanctions pour qu’aucune infraction reste impunie dans les différents pays de l’Union. « Parallèlement à cela, je souhaite mettre sur pied rapidement le permis de conduire européen. Aujourd’hui, il existe près de 80 formulaires différents au sein de l’Union. Nous devons harmoniser tout cela avec un document unique infalsifiable et plastifié afin de réduire les fraudes », a affirmé Jacques Barrot. Le dossier, qui butte sur l’opposition de l’Allemagne, est depuis quelques années devenu un serpent de mer. Le commissaire est malgré tout confiant : « Je pense obtenir l’aval du prochain Conseil des ministres sur cette réforme important ».
B. H.