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warning Accidentologie — Février 2007

-Accidentologie-
Un bilan 2006 toujours plus encourageant


Le bilan provisoire des accidents de la route en 2006 révèle une baisse de 11,6 % des tués par rapport à 2005. Les accidents dus à la vitesse et à l’alcool diminuent, mais il reste encore des progrès à faire.

Le bilan de la sécurité routière en 2006 est encore meilleur qu’en 2005. Le nombre de personnes tuées (décès à 30 jours) s’élève à 4 703, soit 11,6 % de moins par rapport à 2005. C’est la troisième plus forte baisse jamais enregistrée en France, après celles de 1974 et de 2003. C’est en outre la première fois que le nombre de victimes de la route est passé sous la barre des 5 000 morts avec le nouveau système de comptabilisation des décès à 30 jours selon les normes européennes (en 2005 : 5 318 tués à 30 jours). À noter également que depuis 2002, le taux de mortalité a chuté de 43 %.

LA DSCR RELATIVISE LA HAUSSE DU NOMBRE DE BLESSÉS
Si les nombres des accidents corporels et des blessés diminuent, c’est surtout la baisse du nombre de personnes tuées qui est la plus marquée, comme le démontre le tableau ci-dessous. Selon la DSCR, l’augmentation du nombre de blessés hospitalisés s’explique « essentiellement par le fait qu’au début de l’année 2005, certaines unités des forces de l’ordre ont continué à utiliser l’ancienne définition du blessé grave (ndlr : à savoir ne comptabiliser que les personnes hospitalisées plus de 6 jours) conduisant à une sous-estimation du nombre des blessés hospitalisés en 2005 ».

Bons résultats toutes catégories confondues
Le taux de mortalité baisse pour toutes les classes d’âges, mais les meilleurs résultats ont été enregistrés chez les moins de 15 ans et les 25-44 ans. La catégorie des 45-64 ans enregistre la diminution la moins importante du nombre de tués.
Si l’on analyse les catégories d’usagers, on remarque que les piétons ont été moins touchés que l’an dernier (mais ces derniers avaient enregistré une hausse de 8 % en 2005 par rapport à 2006). Idem pour les motocyclistes. Les cyclomotoristes et les conducteurs de poids lourds présentent, quant à eux, des résultats stables.

L’ALCOOL MOINS MEURTRIÈRE
La part des tués imputables à l’alcool diminue légèrement et passe de 25,2 % à 21,1 %. Par ailleurs, les Français ont levé le pied (contrairement à ce que démontre le baromètre Axa, voir p.14), puisque au cours des 8 premiers mois 2006, on a relevé une vitesse moyenne de 81,9 km/h pour les véhicules légers contre 82,9 km/h pour la période correspondante de 2005, soit une baisse de 1,2 %. De plus, le port de la ceinture est mieux respecté, notamment en ville où l’on enregistre un taux de 95 %, soit presque un point de plus qu’en 2005. En milieu rural, la ceinture est presque systématiquement attachée (98,5 %).

Un mois de décembre alarmant
Toutefois, on remarque qu’après une dimunution ininterrompue pendant les 11 premiers mois de 2006, le mois de décembre a connu une hausse de 4,6 % du nombre de tués et de 7,2 % des accidents corporels par rapport à 2005, liée « à une augmentation de la mortalité en milieu urbain, et surtout en grande agglomération ».
Si les chiffres de décembre 2006 ne remettent pas en cause le bilan global de l’année, le ministre des Transports Dominique Perben a souligné « qu’ils doivent inciter à la plus grande vigilance ». Évoquant l’élection présidentielle, il a rappelé son opposition à l’amnistie des infractions routières et invité tous les candidats à une attitude responsable. Enfin,  le ministre des Transports a fixé comme objectif 2007, une baisse « au moins égale à celle de 2006, afin de passer en dessous de 4 200 tués, et, dans le cas particulier des motocyclistes, en dessous des 500 tués ».

C. S.



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