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query_stats Études et statistiques — Janvier 2006

-Équipement-
DVD et boîtiers de correction : des outils pédagogiques devenus incontournables


Si de nombreux outils pédagogiques sont désormais à la disposition des auto-écoles, la plupart des établissements se contente d’utiliser des DVD et des boîtiers de corrections. Quant aux véhicules, les établissements portent leur choix sur les trois constructeurs français, seuls à s’investir véritablement sur ce marché spécifique.

Comme pour tout enseignement, les moniteurs s’appuient sur des supports pédagogiques pour dispenser leurs cours de Code de la route. Si les diapos constituent encore 9,67 % du matériel pédagogique utilisé, ils tendent désormais à disparaître pour être remplacés par les DVD (33,16 %) plus interactifs et offrant une information plus complète. Les livres restent également un type de support apprécié (26,57 %), ainsi que les vidéos (9,67 %) qui permettent de replacer l’élève en situation de conduite ou de présenter des petites scènes de la vie qui peuvent déboucher sur une réflexion de groupe. Les CD-Rom, pour leur part, constituent un peu moins de 10 % des supports. Quant à Internet, son utilisation reste très marginale (1,28 %). Les établissements de conduite ont également recours à d’autres méthodes comme les cours au tableau avec un moniteur, toujours très efficaces. Pour permettre aux élèves de s’entraîner à l’examen, les auto-écoles s’appuient généralement sur les mêmes types de supports, si ce n’est que beaucoup ont investi dans des boîtiers de corrections (54,26 % des auto-écoles interrogées) pour familiariser les futurs candidats aux conditions de l’ETG.

L’UTILISATION DE SIMULATEUR RESTE MARGINALE
Pour ce qui est de la formation pratique, 5,35 % des écoles de conduite sondées affirment posséder un simulateur de conduite. Si le coût à l’achat reste un frein (compter un minimum de 8 000 euros), rappelons que cette machine est homologuée par le ministère des Transports pour quatre heures de leçons dans le cadre d’un forfait 20 heures, plus une heure d’évaluation de départ. Dans les structures qui comptent un nombre important d’inscriptions, le simulateur constitue un moyen d’économie non négligeable, car une fois le coût d’achat amorti, il revient moins cher qu’un moniteur. Les simulateurs de perte d’adhérence ont également convaincu 5,35 % des auto-écoles de leur utilité, alors que les maquettes sont utilisées par 9,31 % des établissements de formation. Enfin, soucieux de suivre l’évolution de leurs élèves, 21,39 % des écoles de conduite se sont dotées de logiciel de suivi pédagogique. Lorsqu’on leur demande s’ils envisagent de s’équiper de nouveaux supports pédagogiques au cours des douze prochains mois, seuls 18 % répondent par l’affirmative. Parmi eux, 40 % pensent acheter de DVD et 25 % souhaitent acquérir un vidéo projecteur. D’autres envisagent d’investir dans des simulateurs ou Internet.

RECHERCHE PISTE DÉSESPÉRÉMENT !
La formation moto nécessite d’enseigner la pratique sur un lieu hors-circulation. Un casse-tête pour nombre d’auto-écoles puisque seules 48 % des moto-écoles possèdent une piste d’entraînement. Parmi elles, 51 % partagent ce terrain avec d’autres établissements. Pour le groupe lourd, les établissements de conduite sont encore moins nombreux à disposer d’une piste : 30 %. Sur ces 30 %, 71 % en sont les utilisateurs uniques. Enfin, la piste est rarement utilisée pour l’enseignement du permis B, puisque seules 15 % des auto-écoles dispensent des cours en circuit fermé. Ces auto-écoles proposent généralement d’autres formations (A ou/et groupe lourd) et ont déjà une piste, mais elles n’investissent pas dans un terrain pour la seule formation au permis B.

63 % DES AUTO-ÉCOLES OPTENT POUR LA LLD POUR LEURS VÉHICULES
En moyenne, les établissements de conduite comptent un parc de 3,57 voitures, 3,38 motos, 9,71 camions, 7,06 bus et 2,04 cyclomoteurs en fonction du type de formations dispensées. Sans surprise, les trois constructeurs français très investis dans le secteur de l’auto-écoles se partagent la quasi-totalité du gâteau. Selon notre enquête, Renault arrive en tête de classement, suivi de Peugeot et de Citroën. Parmi les modèles qui ont le plus de succès, citons la Clio, le Modus, le Scénic et la Megane pour le constructeur au Losange, la 206 et la 307 pour la marque au Lion et les C3 et C4 pour le constructeur aux Chevrons. Ces véhicules sont à 95 % à motorisation diesel et 0,55 % marchent au GPL. Les voitures étant renouvelées en moyenne tous les ans, elles sont presque désormais toutes équipées de la climatisation. Les systèmes ESP et de navigation sont, quant à eux, peu fréquents. Seuls 7% des établissements de conduite achètent comptant leurs véhicules, 11 % optent pour un crédit bancaire, 3 % pour un crédit constructeur, 2 % pour un financement ECF et 14 % pour la location avec option d’achat (LOA). Mais le mode de financement qui rencontre le plus d’adhésion dans la profession pour financer les voitures est la location longue durée (LLD).
La LLD est nettement moins utilisée pour le parc moto (9 %). En effet, les moto-écoles ont plus l’habitude de recourir à l’achat comptant (37 %) ou au crédit bancaire (31 %). La LOA représente, quant à elle, 18 %. Les motos sont en moyenne renouvelées tous trois ans et les scooters tous les trois ans et demi. Les marques les plus appréciées sont Kawasaki, Suzuki, Honda et Yamaha. Les poids lourds ont une durée de vie plus longue : environ neuf ans. Ce qui s’explique notamment par le coût élevé d’un véhicule.

S. A.



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