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SUZUKI Swift

Let’s Swift again !

Vingt ans après le lancement de la Swift, Suzuki commercialise la quatrième génération de sa citadine. Restylage léger et nouvelle motorisation à micro-hybridation sont au cahier des charges.
Swift
Pas évident de se faire une place parmi des stars comme la Peugeot 208 et la Renault Clio. Si la Swift ne se berce pas d’illusions, elle reste cependant dans la danse sur le marché français des ventes aux particuliers. Et avec un peu moins d’une centaine de véhicule-écoles équipés en doubles commandes en 2023, soit une progression de 50 % par rapport à 2022, la Swift s’attaque modestement mais surement au marché auto-école. Fort de ce constat, Suzuki a préféré jouer la carte du changement dans la continuité pour ce quatrième opus de sa citadine. Le restylage s’effectue donc en douceur, avec une calandre en nid d’abeille légèrement retravaillée. Le logo n’est plus intégré mais placé légèrement au-dessus de la calandre. Et le capot au nez bombé donne l’impression que l’auto est plus imposante qu’elle ne l’est en réalité. À l’arrière, l’évolution se fait encore plus discrète, si ce n’est au niveau des feux.

Simplicité et efficacité
En revanche, le changement est plus prononcé dans l’habitacle. L’écran de navigation 9 pouces placé plus en hauteur évite d’avoir à quitter la route des yeux trop longtemps. Légèrement incliné vers le conducteur, il reste cependant très visible depuis la place de l’enseignant. Idem pour le compteur de vitesses analogique, pas besoin de se contorsionner pour s’assurer que l’élève respecte les limitations de vitesse. Autres points positifs : Suzuki n’a pas succombé aux sirènes du tout digital et a conservé des boutons permettant de régler rapidement la température sans fouiller dans une multitude de menus depuis l’écran tactile. Enfin, les sièges avant se révèlent plutôt confortables et assurent un bon maintien du buste. Par ailleurs, la Swift présente une large surface vitrée, ce qui offre une bonne visibilité. Un détail bien appréciable pour l’apprentissage de la conduite. En revanche, les pédales de notre modèle d’essai nécessitaient un dosage très fin de la pression des pieds pour passer les vitesses sans à-coups. De quoi devenir un expert de la maîtrise du point de patinage !

Agrément de conduite sobriété
La véritable nouveauté se trouve plutôt sous le capot. En effet, les ingénieurs japonais ont mis au point un nouveau bloc essence 1,2 litre 3 cylindres qui remplace le 4 cylindres et développe une puissance de 83 ch. Ce moteur est associé à un système de micro-hybridation 12V qui convertit en électricité l’énergie cinétique générée lors de la décélération et la stocke dans la batterie lithium-ion, alors que l’ISG (Integrated Starter Generator) assiste le moteur lors de l’accélération. Objectif : réduire la consommation sans pour autant perdre en couple et en agrément de conduite. Sur la route, cela se traduit par des reprises efficaces sans pour autant s’avérer trop gourmandes en carburant puisque sur un parcours mixte, nous avons pu constater une consommation moyenne de 5 l/100 km. Il faut dire qu’avec ses 3,90 mètres de long pour 1,75 mètre de large et un poids légèrement inférieur à 1 tonne, la Swift reste un petit gabarit. Côté tarifs, comptez 18 990 ­euros TTC pour l’entrée de gamme en boîte manuelle à 5 rapports, 21 690 euros en boîte automatique et 21 690 euros pour la version Allgrip. À l’heure où nous bouclons ce magazine, l’offre auto-école n’était pas encore fixée, mais Suzuki qui confie ses transformations auto-école à Drive Matic Legrand, assure que les tarifs ne devraient pas trop augmenter par rapport à l’an dernier.
Swift
Publié en juin 2024