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directions_car Automobile — Avril 2024

GIMS : La R5 E-Tech électrise le Salon de Genève

Si le retour du salon automobile de Genève en Suisse était très attendu, les visiteurs ont dû se contenter d’une édition a minima. En cause : l’absence des groupes Stellantis et Volkswagen. Du coup, la présence de Renault n’est pas passée inaperçue. Il faut dire que le constructeur français n’a pas boudé son plaisir en décrochant le titre très convoité de Voiture de l’Année 2024 pour son Scenic E-Tech. Et il a littéralement électrisé le Salon de Genève en dévoilant sa nouvelle R5 E-Tech.

Icône des années 70
Véritable icône des années 1970, la R5 s’est vendue à 5,4 millions d’exemplaires entre 1972 et 1984 et même 9 millions d’exemplaires si l’on compte la Super 5 commercialisée jusqu’en 1996. Cinquante-deux ans après son lancement, la R5 revient en version 100 % électrique. Lucas de Meo, D-g du groupe Renault, transfuge de Fiat et père de la Fiat 500 du 21ème siècle, a une nouvelle fois puisé dans les archives de l’histoire de l’automobile pour proposer une petite citadine qui parlera aussi bien aux plus de 50 ans qu’aux plus jeunes générations. La nouvelle R5 E-Tech reprend donc les codes de la R5 originale (phares avant rectangulaires, losange Vasarely sur la proue du capot, feux arrière en bandes verticales), mais en apportant un zeste de modernité. Même chose dans l’habitacle, la planche de bord face à la place passager présente des surpiqures qui rappellent le pastique rainuré de la R5 des années 70. On retrouve également des sièges baquets qui équipaient la version Turbo et qui s’avèrent très confortables. En revanche, on fait illico un saut dans le 21ème siècle avec l’écran de navigation de 10 pouces. Oubliés également les boutons et les cadrans analogiques, tout est désormais digital.

La R5 met les doigts dans la prise
Mais la plus grande différence avec la R5 originale porte évidemment sur la motorisation. Fini le thermique, place à l’électrique. Ainsi, la R5 E-Tech sera proposée en trois niveaux de puissance avec des moteurs de 70, 90 et 110 kW, soit 95, 120 et 150 ch. Au lancement, seul le 110 kW sera disponible. Couplé à une batterie de 52 kWh, il permettra de parcourir, selon Renault, jusqu’à 400 kilomètres. Les moteurs de 70 et 90 kW arriveront, quant à eux, l’an prochain. Ils seront associés à une batterie de 40 kWh, ce qui fait chuter l'autonomie à 300 km.
Pour ce qui est de la recharge, les batteries peuvent recevoir jusqu'à respectivement 110 et 80 kW, de quoi faire passer la charge de 15 à 80 % en 30 minutes. Sur prise domestique (AC 11 kW), comptez 4 h 30 pour passer de 10 à 100 % sur la grosse batterie, et 3 h 30 avec la plus petite.
Longue de 3,92 mètres, la nouvelle R5 se veut compacte puisqu’elle fait même 16 centimètres de moins que la Zoe qu’elle devrait remplacer, ce qui se ressent aux places arrière (mieux vaut être un petit gabarit ou être souple pour s’extraire des places arrière). Le coffre propose, quant à lui, un volume de 326 litres (contre 388 litres dans la Zoe).
Fabriquée dans l’usine de Douai, dans le Nord, cette nouvelle R5 E-Tech devrait être commercialisée cet été aux alentours de 25 000 euros TTC.

La Spring s’offre un lifting de printemps
À côté du stand Renault, Dacia présentait son nouveau Duster, ainsi que la Spring cuvée 2024 qui emprunte indiscutablement des codes stylistiques à son grand frère. Ainsi, elle perd un peu de ses rondeurs pour afficher une silhouette plus robuste, avec un capot sculpté. À l’avant, un grand bandeau noir fait la jonction entre les feux de jour qui adoptent une signature lumineuse en Y caractéristique des derniers modèles de Dacia. Très massif, le bouclier assoit le véhicule sur la chaussée et intègre en sa partie basse des stickers qui pourront être remplacés, voire personnalisés si l’on opte pour la finition Extreme. À l’arrière, on retrouve le même bandeau noir qui relie les feux arrière.
Mais le changement est encore plus spectaculaire dans l’habitacle. Si les plastiques restent durs, la planche de bord prend un sacré coup de jeune. La Spring reprend notamment le volant à double méplat (désormais réglable en hauteur) et le tableau de bord numérique de 7 pouces à affichage personnalisable du Duster. L'ancien sélecteur rotatif laisse place à la commande des Jogger Hybrid 140 et propose une position B pour accroître le freinage régénératif. On remarque également de nouvelles commandes de climatisation, même si cette dernière reste manuelle et monozone.
Côté dimensions et motorisations, pas de changement. La Spring reste une petite citadine de 3,70 mètres avec un coffre de 290 litres. Sous le capot, elle propose toujours deux versions de motorisations de 33 kW, soit 45 ch et 44 kW, soit 65 ch. Point faible : peu convaincants, les pneus qui proviennent du manufacturier chinois Linglong restent au catalogue. Autre point négatif : la Spring qui est fabriquée en Chine ne bénéficiera plus du bonus écologique en France. Le tarif devrait donc avoisiner les 20 000 euros TTC. Un tarif qui reste cependant très compétitif pour une voiture électrique.

Une version light de la Microlino
Électrique également, voici la Microlino ! Cette puce urbaine aux faux airs de la BMW Isetta des années 50, présente la particularité de s’ouvrir par l’avant, à l’aide d’une porte basculante. On accède ainsi (avec plus ou moins de souplesse) à une banquette double. Développée par la société Suisse Micro, la Microlino présente des dimensions micro, avec ses 2,5 mètres de long pour 1,5 mètre de large à l’avant (l’arrière est moins large), une hauteur de 1,5 mètre et un poids plume d’environ 500 kilos (en fonction du niveau de batterie). Elle dispose cependant d’un coffre de 230 litres, étonnement vaste pour cette petite bulle sur quatre roues. Présentée en France à l’été 2023, elle est commercialisée avec une batterie Lithium-ion déclinée dans des versions 6 kWh, 10,5 kWh et 14 kWh, pour des autonomies respectives annoncées de 91, 177 et 230 km et un temps de charge sur une prise conventionnelle de 3 à 4 heures. Des motorisations qui permettent d’atteindre une vitesse maximale de 90 km/h. Mais Microlino a dévoilé au Salon de Genève, une nouvelle version baptisée « Lite » limitée à 45 km/h (accessible dès 14 ans avec un permis AM) et commercialisée à partir de 17 990 euros TTC. Un tarif élevé que Microlino justifie par le choix de matériaux haut de gamme, notamment un châssis autoportant en acier à haute résistance. De quoi assurer un peu plus de sécurité qu’une coque en plastique proposée par la concurrence française, souligne-t-on chez Microlino. Comme quoi « la guerre » entre les Français et les Suisses ne se résume pas à un carré de chocolat ! 


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