La société suisse Micro a développé une mini voiture électrique rechargeable en trois à quatre heures sur une prise standard, avec comme particularité l’ouverture de la portière par l’avant !
Vous vous souvenez peut-être de la BMW Isetta, cette petite citadine craquante des années 1950 qui s’ouvrait par l’avant ? La société suisse Micro, qui fut à l’origine des trottinettes électriques, propose aujourd’hui une réinterprétation de ce concept avec sa Microlino. Véritable petite bulle sur quatre roues au look épatant, la Microlino affiche des dimensions micro, avec ses 2,5 mètres de long pour 1,5 mètre de large à l’avant (l’arrière est moins large), une hauteur de 1,5 mètre et un poids plume d’environ 500 kilos (en fonction du niveau de batterie). Elle dispose cependant d’un coffre de 230 litres, étonnement vaste pour cette puce urbaine.
Ouverture de la porte par l’avant
Modernité oblige, l’auto ne présente aucune poignée, mais un bouton placé côté passager permet d’ouvrir la porte basculante située à l’avant du véhicule. On accède ainsi (avec plus ou moins de souplesse !) à une banquette double. Réglable en longueur, cette dernière se contente d’un dossier fixe, ce qui peut s’avérer pas toujours confortable. D’autant que le volant n’est pas non plus réglable. C’est donc au conducteur d’adapter sa position à la voiture et non l’inverse. Si les rétroviseurs extérieurs rappellent ceux d’une mobylette, ils sont cependant insérés dans une coque et réglables depuis l’intérieur du véhicule. En revanche, la Microlino ne dispose pas de rétroviseur intérieur de série, ce qui s’avère franchement gênant en termes de visibilité, notamment dans la circulation parisienne. Les concepteurs proposent cependant un rétro intérieur, en option.
Une vitesse maximale de 90 km/h
Sous son plancher, la Microlino cache une batterie Lithium-ion déclinée dans des versions 6 kWh, 10,5 kWh et 14 kWh, pour des autonomies respectives annoncées de 91 km, 177 km et 230 km et un temps de charge sur une prise conventionnelle de 3 à 4 heures. Testée dans les rues parisiennes où elle n’a pas manqué de déclencher un petit « effet Waouh » auprès des passants et des autres conducteurs, la Microlino se révèle dynamique et se faufile facilement dans la circulation. Elle peut même prendre de la vitesse puisque la vitesse maxi annoncée est de 90 km/h. Par contre, mieux vaut anticiper car le freinage n’est pas très mordant… Proposée en quatre niveaux de finitions, la Microlino est commercialisée via le distributeur belge D’ieteren Group, à un tarif compris entre 17 990 et 22 990 euros. Un coût qui n’a rien de micro, mais que les concepteurs justifient par la qualité des matériaux.
En effet, ils ont opté pour une construction monocoque et des panneaux de carrosserie en aluminium et acier. Classée dans la catégorie des quadricycles lourds à moteur (L7E), la Microlino se conduit avec un permis B1. Mais une version limitée à 45 km/h et accessible avec un permis AM quadricycle à moteur devrait arriver sur le marché français à partir de l'an prochain.
Bien vu !
Agilité
Autonomie et rapidité de charge
Look sympathique
A revoir…
Manque de réglage des sièges
Manque de visibilité
Manque de freinage Tarifs élevés