Avec cette cinquième génération du Sportage, Kia opte pour un changement de style radical, mais continue de proposer au catalogue une version diesel à hybridation légère.
Le constructeur coréen avait opéré une révolution stylistique avec l’EV6, son incroyable berline 100 % électrique. Le voilà qui réitère l’audace avec le Sportage. En effet, les designers sont presque partis d’une feuille blanche pour dessiner une nouvelle silhouette au Sportage. Un pari risqué car le SUV est une valeur sure pour la marque. Mais un pari visiblement réussi, tant ce nouveau cru affirme sa personnalité dans un segment qui ne manque pas de concurrents.
Un véhicule développé en Europe
« Le nouveau Sportage a été spécialement conçu, développé et optimisé pour l’Europe, avec pour ambition de repousser les limites et d’établir de nouvelles références sur le segment des SUV », confie Jason Jeong, président de Kia Europe. Ainsi, le nouveau Sportage adopte une imposante calandre en nid d’abeilles qui s’inscrit sur toute la largeur de la face avant. Cette dernière est encadrée par des projecteurs en losange ourlés de feux de jour en forme de boomerang. Le tout donne un effet visuel de robustesse. Quant à l’arrière, avec son hayon creusé et surplombé par une fine barre de feux, il n’est pas sans rappeler une certaine parenté avec l’EV6. Même constat dans l’habitacle où l’on retrouve une planche de bord dotée d’une double dalle numérique constituée de deux écrans haute résolution de 12,3 pouces, le tout orienté vers le conducteur et souligné par un bandeau tactile multifonctions, qui donne accès à une kyrielle d’applications. Sobre, mais chic.
Essence, diesel ou hybride ?
Conçu sur la nouvelle plateforme N3, le Sportage version 2022 affiche des dimensions quasiment identiques à celles de son devancier (longueur : 4,51 mètres, largeur : 1,86 mètre et hauteur 1,65 mètre et volume de coffre allant de 526 à 587 litres en fonction du type de motorisation), mais gagne 2,6 cm d’empattement. Surtout, la nouvelle plateforme N3 permet d’apporter l’électrification et de proposer une vaste gamme de motorisations pour un même modèle de véhicule. Sont ainsi disponibles au catalogue, pas moins de quatre technologies différentes pour le Sportage, dont le diesel. En effet, Kia propose une version turbo-diesel à hybridation légère (MHEV) avec le bloc 1,6 litre CRDi de 136 ch. Cette micro-hybridation est également disponible en version essence, avec le bloc 1,6 litre T-GDi de 150 ch. Kia a également développé une version hybride essence (HEV), toujours en partant du bloc 1,6 litre couplé à un moteur électrique à aimant permanent de 44,2 kW (60 ch) et à une batterie lithium-ion, ce qui offre une puissance combinée de 230 ch. Enfin, le Sportage est disponible en version hybride rechargeable (PHEV) qui se compose d’un moteur turbo-essence compact associé à un moteur électrique à aimant permanent de 66,9 kW (91 ch) et à une batterie lithium-ion, qui délivrent en combiné une puissance de 265 ch. Grâce au poids des batteries, les versions hybrides présentent un meilleur comportement sur route et gomment la légère sensation de roulis perçue sur les versions micro-hybridées du SUV. Autre bémol : la boîte à double embrayage DCT7 qui équipe les versions HEV essence et diesel, manque de réactivité. Dommage, car le Sportage reste plutôt plaisant à conduire, même s’il convient plus à une conduite de père de famille qu’à un pilote de rallye. Côté tarifs, la palette est à l’image de l’offre : étendue ! La gamme démarre à 29 990 euros TTC et culmine à 50 700 euros TTC. Si Kia ne prévoit pas d’offre spécifique auto-école sur ce modèle, la transformation auto-école peut cependant être effectuée par la société Drive Matic Legrand.
S. A.
Bien vu !
• Design novateur
• Vaste choix de motorisations
• Équipement
A revoir…
• Manque de réactivité de la boîte auto DCT7
• Dynamisme sur route