Suzuki a redessiné et effectué une mise à jour technologique de son SUV urbain, en attendant de proposer une nouvelle motorisation hybride auto-rechargeable d’ici la fin de l’année.
Malgré un restylage en 2016, le Suzuki S-Cross commençait à présenter une silhouette un peu datée. Un petit coup de crayon était donc le bienvenu pour apporter un peu de modernité. Le capot comporte désormais des nervures plus marquées. Il surplombe une calandre plus imposante que celle de la version précédente. Quant aux phares, ils ont été entièrement redessinés avec des LED qui leur confèrent un effet de cils donnant de la profondeur. À l’arrière, les feux ont également été retravaillés. Coupés en deux, avec une partie effilée prolongée par un bandeau sur le hayon, ils permettent d’offrir une ouverture optimum pour accéder aux 430 litres du coffre, dont le plancher amovible peut se transformer en surface plane en repliant les dossiers 2/3-1/3 de la banquette arrière. Mais si le S-Cross semble plus grand que son devancier, c’est juste un effet d’optique ! Sur le papier, ses dimensions restent inchangées, soit 4,30 m de long pour 1,78 m de large et 1,59 m en hauteur.
Le plein de nouvelles technologies
Dans l’habitacle, la planche de bord a, elle, été retouchée. Elle accueille désormais un écran central tactile plus grand (7 ou 9’’ en fonction du niveau de finition) qui peut se connecter à un smartphone via Apple CarPlay ou Android Auto. Positionné plus haut que sur la version précédente, l’écran évite au conducteur de quitter la route des yeux trop longtemps. Il facilite également les manœuvres pour se garer en affichant une vue à 360° et une vue de dessus du véhicule.
Les commandes tombent facilement sous la main et leur utilisation s’avère intuitive. Les inconditionnels de la vieille école apprécieront le frein à main, manuel, à l’ancienne. En revanche, si les sièges avant assurent un bon maintien latéral, l’assise est un peu courte pour les grands gabarits. Autre point positif pour apprendre à conduire : le S-Cross n’a pas succombé aux sirènes des vitres riquiqui au profit du design. Cette fois, les surfaces vitrées laissent une belle visibilité au conducteur, mais aussi aux passagers qui apprécieront de voir le paysage !
Hybridation plus ou moins légère
Sous le capot, on retrouve pour le moment le bloc essence 1.4 Boosterjet de 129 ch assisté par un système d’hybridation légère de 48V dans les phases d’accélération, qui équipe également la Swift Sport. Ce dernier est alimenté par une batterie auxiliaire, ce qui lui permet de récupérer et de stocker l’énergie lors des phases de décélération. Mais Suzuki annonce d’ores et déjà l’arrivée d’une version auto-rechargeable d’ici la fin de l’année. Issu d’une collaboration avec Toyota, ce moteur fonctionnera en 100 % électrique lors du démarrage du véhicule et pourra également intervenir en vitesse de croisière. Proposé aussi bien avec une boîte manuelle ou automatique à 6 rapports, le S-Cross est également disponible avec le système Allgrip, bien pratique pour se déjouer des situations délicates sur route dégradée. Décidemment, si ce nouveau S-Cross ne joue pas la carte du blingbling, il ne manque pas de polyvalence et d’efficience. Seul bémol : les tarifs qui augmentent. Comptez 27 090 euros TTC en entrée de gamme et il faudra débourser 34 190 euros TTC pour le haut de gamme, équipé du Allgrip.
Bien vu !
• Frein à main manuel
• Bonne visibilité
• Prise en main facile
à revoir…
• Direction trop assistée
• Assises avant un peu courtes
• Tarifs en hausse