Avec plus de 5 millions de ventes dans le monde, le pionnier du segment des crossovers est un véritable succès. Quinze ans après son lancement, il se réinvente en conservant son ADN.
Lors de son lancement en 2006, qui aurait cru chez Nissan que le Qashqai allait remporter un tel succès, au point de changer le paysage automobile européen, voire mondial ? Ni berline, ni monospace, le Qashqai était à l’époque un mélange de genres, pour ne pas dire un ORNI (objet roulant non identifié). Un pari risqué, mais un pari gagné !
Un style plus affirmé
Quinze ans plus tard, Nissan dévoile la troisième génération et réussit le tour de force qui consiste à conserver l’ADN du modèle tout en lui apportant le renouveau nécessaire. Résultat : la silhouette est plus structurée avec des arrêtes et des nervures plus marquées, des feux arrière horizontaux ou encore l’imposante calandre en V. Un style très affirmé, parfois au détriment de la visibilité, notamment arrière. Pas facile de faire un créneau ou une marche arrière sans utiliser la caméra… Dans l’habitacle, il souffle un vent de modernité avec un large écran central flottant sur la planche de bord, des compteurs totalement numériques lisibles depuis le siège de l’enseignant ou encore un pommeau assez design pour la boîte automatique.
Montée en gamme
Mais le renouveau ne se concentre pas uniquement sur le design. Les ingénieurs de Nissan ont augmenté la rigidité du châssis de 48 % et retravaillé le réglage des suspensions et des amortisseurs. Et cela se ressent dès les premiers tours de roues, notamment dans les virages serrés lors de notre essai réalisé sur les routes du Luberon. Le véhicule a véritablement progressé en termes de tenue de route. La direction est également plus précise qu’auparavant et le confort général s’en ressent. On notera par ailleurs que ce troisième opus du Qashqai bénéficie de la nouvelle plateforme CMF-C qui a permis d’optimiser l’habitabilité avec un empattement qui gagne 2 cm, par rapport à la génération précédente. Pour ce qui est des dimensions extérieures, le nouveau Qashqai s’allonge de 3 cm pour afficher une longueur totale de 4,42 m. Il prend également 3,5 cm en hauteur (1,62 m) et presque 3 cm en largeur (1,83 m). Quant au coffre, son volume augmente de 74 litres et peut contenir jusqu’à 504 litres de bagages ou autres objets. Côté motorisation, Nissan a réduit drastiquement la gamme à l’unique 4 cylindres 1,3 l essence qui équipait le précédent Qashqai ou se retrouve sur les Renault Kadjar et Mégane. Ce dernier est proposé en deux puissances : 140 ch avec une boîte manuelle ou en 158 ch avec la boîte Xtronic. Avantage de la motorisation 158 ch : elle est disponible en version 2 ou 4 roues motrices. Soulignons également l’arrivée en fin d’année de la motorisation e-POWER, qui dixit Nissan « offre les avantages d’un véhicule électrique, sans nécessiter de recharge sur une borne ou une prise ». Les tarifs vont de 28 900 à 43 790 euros TTC. Si Nissan ne propose pas de politique auto-école, il est tout de même possible de faire équiper le Qashqai en doubles commandes, en se rapprochant de son concessionnaire.
Bien vu !
• Bon comportement routier
• Confort
• Pas de politique auto-école mais aménagement auto-école possible
A revoir…
• Visibilité arrière difficile
• Finitions perfectibles
• Motorisation unique au lancement