
Forte de l’intégration d’Opel au groupe PSA, cette sixième génération de Corsa a été revue de fond en comble et pourrait bien revendiquer le slogan « qualité française » puisqu’elle partage la plateforme de la Peugeot 208.
De l’ancienne Corsa, Opel n’a gardé que le nom. Oublié le style un peu insipide des générations précédentes, la nouvelle Corsa s’est enfin affirmée, tout en affichant un certain classicisme. Modernisée, la face avant intègre une large calandre ajourée encadrée par des projecteurs effilés tandis que l’arrière a été travaillé tout en sobriété. De profil, les flancs ont été sculptés et la ligne de toit en forme de coupé donne une impression de dynamisme. Une impression pas uniquement visuelle puisque le coefficient de pénétration dans l’air de 0,29 en fait une des voitures les plus dynamiques de sa catégorie.
Praticité et efficacité
Dans l’habitacle, on découvre une planche de bord épurée. Mais pour le coup, c’est moins moderne. Un choix qui ne présente pas que des inconvénients. En effet, si le graphisme du navigateur n’est pas du dernier cri, il s’avère simple mais lisible. De même que les commandes sont assez intuitives. Très appréciable également, Opel a conservé les commandes de climatisation, ce qui permet d’effectuer les réglages d’un seul geste, sans quitter la route des yeux. Un bon point pour la sécurité. Enfin, la nouvelle Corsa offre plutôt une bonne visibilité : bien pratique lorsque l’on apprend à conduire. Quant au compteur de vitesse, facilement visible depuis la place passager, il n’oblige pas l’enseignant à se contorsionner pour contrôler la vitesse du véhicule.
Autre point positif : les sièges avant de la Corsa assurent un très bon maintien. Le confort est plus rudimentaire pour les passagers arrière. Il faut dire qu’avec une longueur de 4,06 mètres, la citadine désormais proposée uniquement en cinq portes n’est pas franchement adaptée pour transporter une famille nombreuse. D’autant que le coffre d’un volume de 309 litres n’a rien d’exceptionnel dans cette catégorie de véhicules.
La touche française
Quand on soulève le capot, on se retrouve directement chez Peugeot ! Et pour cause, avec l’intégration d’Opel au sein du groupe PSA, la nouvelle Corsa partage la plateforme CMP avec la 208, mais aussi les motorisations. Au catalogue, trois moteurs essence (1.2 de 75 ch, 1.2 Turbo de 100 ch disponible en boîte manuelle ou automatique et 1.2 Turbo 130 ch, uniquement proposé avec la boîte automatique), un diesel 1.5 de 100 ch en boîte manuelle et une motorisation 100 % électrique avec une batterie de 50 Kw/h. Testé sur les petites routes du Luberon, le moteur diesel s’est révélé à la fois dynamique et coupleux. Il est vrai que l’auto est légère (moins d’une tonne) et que le châssis s’avère excellent. On sent que la patte du Lion est passée par là. Dommage que la direction flotte un peu. Cela dit, cela ne devrait pas être trop pénalisant pour un usage auto-école. Incontestablement, cette nouvelle Corsa est une très bonne surprise. Malheureusement, Opel n’a pas développé de politique auto-école spécifique. Il est cependant possible de faire appel à un équipementier pour installer les doubles commandes. Côté tarifs, comptez une fourchette allant de 14 600 (essence 75 ch) à 32 650 euros TTC (électrique, hors aides de l’État).
Bien vu !
• Excellente tenue de route
• Bonne visibilité
• Bon niveau d’équipement
A revoir…
• Pas de politique auto-école
• Direction un peu floue
• Qualité médiocre de certains matériaux
Forte de l’intégration d’Opel au groupe PSA, cette sixième génération de Corsa a été revue de fond en comble et pourrait bien revendiquer le slogan « qualité française » puisqu’elle partage la plateforme de la Peugeot 208.