
Véritable best-seller aux États-Unis depuis son lancement en 1982, la Camry n’était plus commercialisée en Europe depuis quinze ans. En 2019, la berline statutaire nipponne revient en France, en version hybride essence.
Les designers vont parfois chercher leur inspiration là où l’on ne s’y attend pas. Ainsi, c’est en partant d’une photo de danseuse classique en pointe sur une jambe et le buste renversé vers l’arrière que les dessinateurs japonais ont donné naissance à la huitième génération de Camry. Résultat : une berline de 4,89 mètres de long et 1,84 mètre de large, toute en courbes et lignes étirées. La face avant affiche les nouveaux codes stylistiques de Toyota, avec une calandre supérieure étroite qui se prolonge par des blocs optiques en œil de biche, avec deux types de signatures lumineuses en fonction du niveau de finition. La calandre inférieure trapézoïdale occupe, quant à elle, quasiment tout le bouclier. Composée de barrettes horizontales, cette dernière n’a pas seulement une fonction esthétique, mais permet de ventiler le bloc moteur. L’arrière de cette berline tricorps a également été travaillé en courbes et en tensions pour éviter l’effet cube de ce type de carrosserie. Et c’est plutôt réussi !
Grand confort et agrément de conduite
Dans l’habitacle, on retrouve la même philosophie avec une planche de bord aux lignes fluides et sculpée de manière à bien matérialiser l’emplacement du conducteur et celui du passager avant. Esthétique, mais aussi pratique puisque les commandes tombent parfaitement sous la main. Le tableau de bord digital s’avère également fonctionnel avec le compte-tours et le cadran de vitesse qui encadrent un pavé sur lequel on peut faire défiler différentes informations et notamment retrouver les indications de navigation. Des informations à nouveau reprises avec l’affichage tête-haute de série sur le plus haut niveau de finition. Si l’équipement est bien pensé, le confort est aussi au rendez-vous grâce à des sièges qui offrent un excellent maintien. Pas de doute, cette Camry donne envie de prendre la route. Côté motorisation, le choix est vite fait. En effet, Toyota ne propose qu’une offre, à savoir un bloc hybride 2,5 litres essence combiné à un générateur électrique, qui développe 218 ch. Si le démarrage en silence surprend toujours un peu, le dynamisme du moteur étonne encore plus, d’autant que l’effet « ventilateur » assez désagréable sur les Prius et Prius+ est nettement atténué sur cette Camry. La boîte de transmission à variation continue limite fortement les à-coups et l’auto semble se déplacer sur la route, tel un tapis volant.
Une formation à la conduite hybride
Grâce à cette technologie hybride, la Camry reste sobre, malgré ses 218 ch. Sur un parcours alliant routes secondaires et autoroute, nous avons pu constater 6,6 l/100 km. Une consommation tombée à 4,5 l/100 km sur un parcours mêlant ville et routes secondaires. Pas mal, à condition d’adapter sa conduite, car on ne roule pas en hybride comme en diesel. C’est pourquoi Toyota a ouvert l’Hybrid Academy. Pour 240 euros TTC, chefs d’entreprise comme salariés peuvent suivre une formation d’une demi-journée pour mieux connaître ce type de motorisation et optimiser leur conduite. Peut-être une bonne idée à décliner ensuite en école de conduite auprès des élèves, notamment si vous avez des Yaris hybrides. Non proposée au catalogue auto-école de Toyota, la Camry débute à 36 900 euros et culmine à 44 500 euros TTC.
Bien vu !
• Consommation mesurée
• Agrément de conduite
• Confort
A revoir…
• Manque de visibilité 3/4 arrière