Quatrième génération depuis son lancement au Japon en 1970, le nouveau Jimny conserve son style très personnel et son ADN de véhicule tout-terrain.
Chez les constructeurs, la tendance est à faire des véhicules de plus en plus grands au fil des générations. Résultat, la taille des citadines d’aujourd’hui flirtent souvent avec celle des berlines d’hier. Heureusement, Suzuki n’a pas succombé aux sirènes du « toujours plus ». Le Jimny conserve donc son ADN de petit 4 x 4 léger et compact, avec ses 3,65 mètres de long (incluant la roue de secours accrochée sur la porte arrière) et franchit tout juste la barre de la tonne sur la balance.
Côté look, il garde sa silhouette de baroudeur, avec des formes très cubiques, une calandre rectangulaire, des bas de caisse et des passages de roues imposants qui lui confèrent une allure robuste. L’habitacle est à l’image de l’extérieur, fonctionnel et sans chichi, avec des plastiques pas très valorisants.
Un vrai franchiseur
Peu importe, le Jimny n’a pas vocation à avaler les kilomètres pour partir en vacances en famille mais à déjouer les pièges en conduite dégradée. Et sur ce point, avec sa garde au sol de 21 centimètres et ses angles d’attaque de 37 degrés, de franchissement de 28 degrés et de fuite de 49 degrés, il se sort sans problème d’ornières profondes, aidé également par la transmission intégrale intelligente Allgrip Pro. Sous le capot, le nouveau bloc moteur de 1,5 l affiche une puissance de 102 ch et offre plus de couple que le 1,3 l qu’il remplace. Sur route, il fait honnêtement le job, mais l’auto accuse pas mal le roulis. Si Suzuki a annoncé sa volonté de pénétrer le marché auto-école avec sa Swift, le Jimny n’est pas prévu au programme auto-école du constructeur nippon. La gamme tarifaire va de 17 225 à 21 175 euros TTC.