
Si la première génération d’EcoSport ne laissera pas un souvenir impérissable, ce second opus a été entièrement retravaillé pour mieux répondre aux exigences du marché européen et remplacer le petit B-Max.
Arrivé en France en 2014, l’EcoSport n’a jamais véritablement réussi à tracer sa route. Et pour cause, initialement développé pour le marché indien, il ne devait pas être destiné au marché européen. Mais face à l’explosion du segment des petits SUV, Ford avait finalement décidé de lancer l’EcoSport même si ce dernier n’était pas forcément armé pour séduire les automobilistes français. Quatre ans plus tard, l’EcoSport a effectué une véritable mue tant sur le plan esthétique que technologique. Outre la face avant qui a été redessinée pour adopter les nouveaux codes de la marque dans la lignée des Kuga et Edge, l’arrière a abandonné la roue de secours extérieure. Par contre, l’EcoSport garde sa particularité, à savoir la porte battante ouvrant sur le coffre. Inconvénient : il faut prévoir un bon mètre de recul pour l’ouvrir entièrement. Pas toujours facile en ville même si l’EcoSport reste compacte avec ses 4,10 mètres, soit la longueur d’une Fiesta. Avantage : les personnes de taille modeste n’ont pas besoin de se mettre sur la pointe des pieds pour essayer d’attraper un hayon afin de le refermer. Par ailleurs, le seuil de chargement relativement bas et le plancher plat permettent de charger des objets lourds et/ou encombrants sans se mettre les vertèbres en vrac.
Montée en gamme dans l’habitacle
À l’intérieur, c’est le grand pas en avant. Exit la planche de bord en plastique fortement datée génération Goldorak, l’EcoSport adopte un tout nouveau design épuré, rappelant la planche de bord de la nouvelle Fiesta. Ainsi, l’écran flottant et tactile de 8 pouces concentre les différentes commandes. La climatisation peut cependant être réglée directement manuellement par des boutons situés sous l’écran multimédias. Quant au poste de pilotage lisible par le conducteur, il est également visible de la place passager avant pour l’enseignant. On notera par ailleurs, que les sièges réglables ont gagné en confort. Quant à la position haute, elle permet de bien voir la route, ce qui compense une visibilité latérale avant et trois-quarts
arrière pas optimale. Autre équipement bien appréciable pour un enseignant amené à monter et descendre plusieurs fois par jour dans son véhicule-école : le système d’ouverture sans clé. Baptisé Keyfree, ce système permet de verrouiller et déverrouiller la portière sans sortir la clé de sa poche ou de son sac.
Politique auto-école à la carte
Sous le capot, Ford propose un bloc essence 1.0 L EcoBoost de 125 ch couplé à une boîte manuelle à 6 rapports ou une boîte auto, ainsi qu’une version 140 ch en boîte manuelle, et un diesel 1.5 l de 95 ou 125 ch. Testé sur un parcourt mixte, le 1.0 L de 125 ch s’est révélé plutôt convaincant. Bien sûr vous ne participerez pas à la Speed Week de Bonneville sur le Grand lac salé aux États-Unis, mais là n’est pas le propos. Et rien ne vous empêche de choisir une motorisation plus puissante car la politique auto-école ne s’applique pas uniquement à un modèle déterminé par le constructeur. Si Ford propose des tarifs de loyer LLD (exemple 369 euros HT/mois sur 24 mois/60 000 km), il est possible de choisir le modèle souhaité avec telles ou telles options et Ford calcule un tarif. Enfin, cerise sur le capot, le contrat peut être modifié en cours si ce dernier ne correspond plus au kilométrage effectué.
Bien vu !
• Montée en gamme
• Système d’ouverture sans clé
• Possibilité de modifier un contrat LLD en cours
à revoir…
• Visibilité latérale avant et trois-quarts arrière pas optimale
• Pas de hayon