Dans le cadre d’une harmonisation de la réglementation au niveau européen, le contrôle technique des véhicules devient plus poussé à partir du 20 mai.
Les points examinés lors du contrôle technique d’un véhicule passent de 123 à 132, à partir du 20 mai. Ces vérifications vont permettre de faire remonter 606 points de défaillance éventuels répartis en trois catégories, contre 453 à l’heure actuelle. 139 sont considérés comme des « défaillances mineures » et doivent être réparées, mais ne nécessitent pas une contre-visite. 340 points se classent dans la catégorie des « défaillances majeures ». Dans ce cas, elles doivent être réparées, mais le propriétaire de la voiture a l’obligation de passer une contre-visite dans les deux mois. Enfin, 127 points constituent des « défaillances critiques ». Et c’est la nouveauté, le véhicule n’est plus autorisé à circuler, sauf jusqu’au lieu où il sera remis en état et jusqu’au lieu de l’examen de contre-visite. Dans ce dernier cas, la réparation doit avoir lieu dans les deux mois à compter de la visite initiale.
Hausse des tarifs de 20 % en moyenne
Cette augmentation des opérations de contrôle va automatiquement rallonger le temps passé sur chaque véhicule pour les centres techniques (de 45 minutes à une heure au lieu d’une demi-heure). Mais cette augmentation du temps d’intervention va également générer une hausse des tarifs pour l’automobiliste. Ainsi, le contrôle technique devrait coûter en moyenne 20 % plus cher. Quant aux contre-visites qui étaient jusqu’à présent gratuites, elles seront désormais également facturées. Le montant de l’amende en cas de visite non effectuée, reste quant à lui, inchangé, soit 135 euros. Pour rappel, sont concernés par le contrôle technique, tous les véhicules âgés de plus de 4 ans. Les visites de contrôle deviennent alors obligatoires tous les deux ans. Enfin, il faut noter qu’en cas de vente du véhicule, le contrôle technique est valable 6 mois.