
Depuis son lancement en 1976, la Fiesta n’a cessé de monter en gamme. La sortie de la septième génération en 2017 ne déroge pas à la règle.
On la reconnaît au premier coup d’œil. Si cette septième génération a fait l’objet d’une complète mise à jour, l’évolution stylistique extérieure semble relativement subtile. À l’avant, on retrouve la calandre béante, non sans rappeler le style Aston Martin. Cependant, la nouvelle Fiesta adopte une signature lumineuse inédite et de nouvelles dimensions pour se distinguer de son illustre devancière. Ainsi, elle s’allonge de 7 cm et prend 1,3 cm en largeur pour afficher une longueur de 4,04 mètres et une largeur de 1,73 mètre. En revanche, la carrosserie est abaissée de 1,4 cm (1,47mètre). Cela permet d’améliorer le coefficient de pénétration dans l’air (le Cx passant de 0,33 à 0,297) et de compenser la prise de poids d’environ 15 kg de l’auto. Plus grande à l’extérieur, la nouvelle Fiesta l’est également à l’intérieur avec un empattement légèrement étiré et surtout un coffre dont le volume augmente de 10 %, soit 303 litres au total.
Montée en gamme
Dans l’habitacle, l’évolution est nettement plus frappante avec une visible montée en gamme. La planche de bord a été épurée et accueille un écran tactile qui donne tout de suite un vrai coup de jeune à l’auto par rapport à l’ancienne génération. Par contre, la qualité des matériaux n’est toujours pas au niveau des voitures Premium allemandes, même dans la finition plus luxueuse (Vignale) de notre essai. Par ailleurs, la sellerie manque un peu de maintien latéral, notamment lorsque l’on emprunte dans petites routes sinueuses. Une fois le conducteur installé, la prise en main s’effectue rapidement. Les commandes essentielles sont disposées de façon rationnelle. Seul bémol, les commandes intégrées au volant sont un peu trop sensibles. Résultat : on a vite fait de voir les informations affichées sur l’écran du pilote changer sans avoir rien demandé. Autre inconvénient, la forte inclinaison du pare-brise et l’épaisseur des montants latéraux réduisent la visibilité. De même que le dessin très effilé de la vitre de custode masque en partie la visibilité trois-quarts arrière. Pas idéal pour apprendre à faire un créneau ! Vous me direz que ce n’est pas nécessaire puisque la Fiesta est dotée d’un système d’aide au stationnement qui permet de se garer aussi bien en créneau qu’en épis sans jamais poser les mains sur le volant ! Car c’est l’un des points forts de cette génération de Fiesta. Elle comporte de nombreuses aides à la conduite comme le freinage d’urgence ou le système de maintien de distance automatique avec le véhicule qui vous précède.
Excellente tenue de route
Autre point fort : le châssis. Dès les premiers tours de roues, on apprécie la qualité du châssis et la direction consistante qui offrent un agrément de conduite exemplaire. Même maltraitée dans les virages, la Fiesta garde une tenue de route excellente. Sous le capot, le 1.0 EcoBoost 140 ch est pour le moins surprenant. Ce bloc trois cylindres un peu bruyant se démène comme un chef. Mais Ford propose un vaste choix en termes de motorisation, que ce soit en essence ou en diesel. Cependant, la politique auto-école prédéfinie par le constructeur se focalise sur l’Ecoboost 100 ch avec un loyer HT allant de 289 à 299 euros par mois, en fonction de la finition choisie (LLD 24 mois/70 000 km) et le moteur diesel de 85 ch (349 ou 359 euros HT en LLD 24 mois/70 000 km, en fonction de la finition). Dans ces cas, les Fiesta sont livrées équipées du kit auto-école installé par la société Drive Matic Legrand.
Sandrine Ancel
Bien vu !
• Châssis excellent
• Agrément de conduite
• Offre auto-école
A revoir…
• Visibilité pas optimale
• Design très classique
• Pas de poignée de maintien au-dessus des portières avant