Après le Sportage qui remporte un vif succès, le constructeur coréen étoffe sa gamme et lance un SUV de plus petite taille pour conquérir la ville.
Les SUV ont le vent en poupe. Quand on sait que ce segment représente désormais près d’un tiers des ventes de voitures en France et qu’il remporte également une vive adhésion dans les autres pays européens, on comprend pourquoi les constructeurs proposent une telle offre. Kia ne déroge pas à la règle et s’engouffre dans la tendance en ajoutant à son catalogue le Stonic. Dernier né de la marque coréenne, ce SUV d’une longueur de 4,14 m, d’une largueur de 1,76 m et d’une hauteur de 1,52 m vient concurrencer le trio français des Citroën C3-Aircross, Peugeot 2008 et Renault Captur.
Position de conduite basse
Avec ses barres de toit, son imposant bouclier avant et son sabot de protection à l’arrière, le Stonic se donne des airs de baroudeur. Mais ne vous y fiez pas ! Non seulement Kia a fait le choix de ne proposer qu’une version en deux roues motrices (ce qui se vend le plus souvent, il faut bien l’avouer), mais le constructeur coréen a, par ailleurs, opté pour une position de conduite basse, à l’instar d’une berline. Le résultat est surprenant au premier contact. Tandis que l’on s’attend à dominer l’asphalte comme dans la plupart des SUV, on a plus l’impression de prendre le volant d’une Rio bodybuildée. Une décision pleinement assumée comme l’explique Marc Hedrick, D-g de Kia Motors France : « Les dimensions contenues et le centre de gravité bas permettent de conserver un dynamisme à l’auto. Du coup, le Stonic n’a pas le comportement d’un SUV, mais juste le look ». Une carte du look qui se joue à fond puisque Kia propose différentes possibilités de personnalisation à l’intérieur comme à l’extérieur du véhicule.
Bon niveau d’équipement
L’empattement de 2,58 m permet d’offrir une habitabilité honnête pour les passagers avant et arrière. Mais avec un coffre de seulement 352 l à deux niveaux de plancher, le Stonic n’est pas le plus compétitif dans sa catégorie. Il se rattrape avec son niveau d’équipements et d’aides à la conduite. De série, il intègre un système de contrôle électronique de trajectoire et un système de gestion de la stabilité du véhicule qui permettent, entre autres, de répartir le couple au freinage, de contrôler le freinage dans les virages, de mieux stabiliser l’auto dans les lignes droites ou encore d’assurer une assistance au démarrage en côte. Kia propose également (en option selon le niveau de finition) un système de freinage d’urgence autonome avec détection des piétons, un système de surveillance des angles morts et de détection du trafic arrière, ainsi que l’alerte de franchissement involontaire de ligne ou encore une alerte de perte de vigilance du conducteur pour lutter contre la somnolence au volant.
Côté motorisation, Kia a prévu un turbo-diesel 1,6 litre de 110 ch et deux blocs essence (1,4 l MPi de 100 ch et 1,0 l T-GDi de 120 ch) tous couplés à une boîte de vitesse manuelle à 6 rapports. À noter qu’une boîte automatique à double embrayage devrait compléter l’offre à la fin du premier semestre 2018. Testé sur un parcours peu exigent, le Stonic équipé du bloc diesel s’est révélé souple à conduire en ville avec une conso moyenne de 5,3 l/100 km. Seul bémol pour un usage auto-école, le cadran des vitesses positionné à droite du tableau de bord n’est visible que jusqu’à 100 km/h de la place du passager avant. Surtout, la visibilité trois quarts arrière est loin d’être optimale et la caméra de recul s’avère fort utile pour faire un créneau.
Pour ce qui est des tarifs, le Stonic débute à 16 990 euros TTC et culmine à 23 990 euros TTC hors équipement doubles commandes, sachant que Kia ne prévoit pas pour le moment de politique auto-école.
Sandrine Ancel
Bien vu !
• Look sympathique
• Agrément de conduite
• Boîte auto double embrayage à venir
À revoir…
• Maintien des sièges avant
• Visibilité trois quarts arrière