La plus Française des Japonaises se refait une beauté et profite de ce restylage de milieu de vie pour se mettre à la page en termes de technologies.
Avec 238 000 exemplaires écoulés, la Yaris est aujourd’hui la voiture de son segment la plus produite en France. Car c’est le paradoxe. La citadine arbore un logo nippon, mais elle est fabriquée dans l’usine de Valencienne, dans le Nord. Une particularité qui lui a permis de décrocher le label Made in France. Malgré sa réussite commerciale, la Yaris dont la dernière génération remonte à 2011 commençait à dater un peu. Si Toyota n’a pas jugé nécessaire de lancer une nouvelle génération, le restylage est tout de même important puisque cet opus 2017 comporte pas moins de 900 nouvelles pièces, soit 40 % de l’auto a été remplacé.
La face avant qui évoquait deux sabres de samouraï croisés semble moins sorti tout droit d’un manga japonais. Certes la calandre reste béante, mais les lignes du capot et des projecteurs sont plus fines. À l’arrière, la Japonaise restylée adopte une nouvelle signature lumineuse et un hayon retravaillé.
Qualité perçue en progression
Dans l’habitacle, la planche de bord a également été revue. Fluide et fonctionnelle, elle intègre un nouveau système multimédia avec écran tactile 7 pouces (Toyota Touch 2), des aérateurs latéraux en forme de turbine, un volant redessiné, ainsi qu’une instrumentation inédite. Mais si la qualité perçue générale progresse en termes d’ajustement et de finition, les plastiques restent durs et pas très valorisants visuellement. On notera que de la place passager, le compteur de vitesse est bien visible. Un plus pour un usage auto-école.
Pour ce qui est de l’habitabilité, avec un coffre de 286 litres, la Yaris n’est pas la plus probante dans sa catégorie, mais cela reste honnête. Idem pour les places à l’arrière et à l’avant. Le bémol réside plutôt au niveau du confort. La sellerie est franchement ferme et peut s’avérer gênante à la longue pour les personnes fragiles du dos. C’est dommage car la petite Nipponne offre une bonne visibilité et avec ses commandes qui tombent facilement sous la main, cette citadine est bien adaptée à l’apprentissage de la conduite.
Mise à jour technologique
Au-delà du restylage, Toyota intègre, de série, son pack Safety Sense qui comporte un système de sécurité précollision avec freinage automatique d’urgence, l’alerte de franchissement de ligne, la gestion automatique des feux de route et la lecture des panneaux de signalisation.
Côté motorisation, la Yaris est disponible avec le diesel 1,4 l de 90 ch couplé à une boîte manuelle à 5 rapports ; le bloc essence 1,0 l de 69 ch également livré avec la boîte manuelle à 5 rapports, mais aussi un nouveau moteur essence 1,5 l de 110 ch associé à une boîte manuelle à 6 rapports ou à une CVT. Enfin, la Yaris est bien évidemment toujours proposée en version hybrid essence avec la boîte CVT. Testée sur des routes plates en Hollande, l’hybrid s’est révélée être un vrai chameau, avec une consommation d’à peine 4 l/100 km, à condition d’adopter une conduite très zen. Cela dit, le bruit de ventilateur qui se met en marche dès que l’on taquine un peu l’accélérateur n’incite pas à écraser la pédale !
Rouler en hybrid implique de revoir toute sa philosophie de conduite.
Les tarifs de cette Yaris revue et corrigée débutent en version cinq portes à 14 750 euros TTC (essence de 69 ch) et culminent à 19 800 euros TTC (diesel de 90 ch). Quant à l’hybrid, il faut compter entre 19 450 et 20 700 euros TTC. À noter que Toyota a développé un partenariat avec Drive Matic Legrand qui équipe aussi bien les versions à moteur thermique que l’hybrid en doubles commandes pour une utilisation auto-école.
Sandrine Ancel
Bien vu !
• Style extérieur
• Qualité perçue en hausse
• Bonne visibilité
À revoir…
• Confort des sièges
• Pédales un peu molles