
Dévoilé lors du Mondial de l’Automobile de Paris en octobre dernier, le Suzuki Ignis est désormais commercialisé. Premiers tours de roues à bord du plus petit crossover urbain du marché.
Si la marque est assez discrète en termes de ventes en France, elle n’en reste pas moins active. Depuis deux ans, Suzuki s’est lancé dans un renouvellement complet de sa gamme. Après la Celerio et le Vitara en 2015, la Baleno et le restyling du S-Cross, le lancement de l’Ignis clôt l’année 2016, en attendant la sortie prochaine de la nouvelle Swift.
Petit, mais futé
Surfant sur la vague des SUV qui connaissent un véritable engouement, Suzuki propose une auto de 3,70 mètres qui constitue, à l’heure actuelle, le plus petit crossover urbain du marché. Sa face avant toute en rondeur qui intègre une large calandre rieuse encadrée de projecteurs expressifs, lui confère une bouille sacrément sympathique. Le design de l’arrière est plus discutable. On sent que les designers ont cherché à optimiser au maximum l’habitabilité, en proposant deux vraies places arrière (voire trois bien serrés) avec une banquette coulissante sur 165 cm et un coffre de 267 litres. Résultat : on a un peu l’impression que l’Ignis se balade avec un sac à dos ! Normal me direz-vous pour une auto qui intègre tous les codes d’un baroudeur avec des barres de toit, ainsi qu’une garde au sol de 18 cm bien pratique pour se déjouer des ornières ou… monter sur les trottoirs.
À l’avant, le poste de conduite se montre accueillant, avec une planche de bord simple mais séduisante. Les compteurs surmontés d’une casquette protectrice des rayons du soleil sont bien visibles pour le conducteur, mais aussi pour l’enseignant de la conduite assis à sa droite. Les commandes sont ergonomiques et placées sous l’écran de navigation flottant constitué d’une tablette tactile 7 pouces (sur le haut de gamme). Cette dernière concentre les fonctions navigation, radio et caméra de recul et intègre Android Auto, Apple CarPlay et MirrorLink.
Position assise haute
Le conducteur bénéficie d’une position assise haute qui lui permet de bien voir la route et les bas-côtés. Par contre, si la visibilité arrière est bonne, elle l’est nettement moins en trois-quarts arrière. Pas idéal pour prendre ses repères visuels pour apprendre à effectuer les créneaux sans assistance.
Sous le capot, le choix est limité. En effet, Suzuki n’a prévu qu’une seule motorisation, à savoir un bloc essence 1.2 Dualjet combiné à une boîte de vitesses manuelle à cinq rapports particulièrement souple. Sans être un foudre de guerre, le 1.2 Dualjet de 90 ch s’est révélé bien suffisant pour une utilisation urbaine et assez probant sur route à condition d’adapter une conduite coulée. Pour plus de couple, il est possible d’opter pour la version couplée à un système de micro-hybridation nommé SHVS qui se compose d’un moteur électrique et d’un alterno démarreur. Quoiqu’il en soit, la voiture se place bien sur la route et ne souffre pas trop de roulis malgré sa hauteur. Par contre, les suspensions gagneraient à mieux amortir les imperfections de la route car cela peut s’avérer franchement inconfortable à la longue pour les personnes sensibles du dos. L’Ignis est incontestablement plus une voiture de ville qui se faufile dans la jungle urbaine grâce à un remarquable diamètre de braquage de seulement 9,4 mètres qu’une routière. Mais elle peut aussi s’avérer intéressante en montagne si l’on prend la version quatre roues motrices d’autant qu’elle est légère (en moyenne 900 kg). À noter également que Suzuki compte proposer très prochainement une boîte automatique.
Bref, vous l’aurez compris, cette Ignis est une vraie bonne surprise même si elle comporte tout de même quelques petits défauts. Et cerise sur le capot, elle s’avère plutôt compétitive en termes de tarifs puisque la fourchette des prix s’échelonne de 12 790 à 17 690 euros TTC.
Sandrine Ancel
Bien vu !
• Look avant très sympa
• Bonne maniabilité
• Bon rapport qualité/prix
À revoir…
• Look arrière pour le moins clivant !
• Peu de visibilité ¾ arrière
• Amortissement perfectible