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directions_car Automobile — Octobre 2011

Veigel : les coulisses de la fabrication des systèmes de doubles commandes


L’histoire débute en 1920 lorsque Wilhelm Veigel ouvre une concession automobile à Künzelsau, ville située à une centaine de kilomètres au nord de Stuttgart. En parallèle de son activité de vente et de réparation de véhicules, Wilhelm Veigel dispense des cours de conduite à ses clients pour leur apprendre à dompter leurs futures acquisitions mécaniques. Mais après quelques accrochages et tôles froissées, il met au point, en 1925, un système de doubles commandes sur son véhicule d’apprentissage. Le système est tellement ingénieux que d’autres instructeurs allemands le contactent pour lui demander d’équiper leurs véhicules-écoles. Une nouvelle activité est née ! Trois décennies plus tard, l’entreprise Veigel prend un nouvel essor lorsqu’en 1957, la loi allemande rend les doubles commandes obligatoires sur tout véhicule d’apprentissage.

UNE COLLECTION DE PLUS DE 700 MODÈLES
Les doubles commandes sont fabriquées sur le site de Künzelsau qui emploie aujourd’hui plus de 50 personnes. De la recherche et développement au conditionnement des kits avant expédition, voire la pose sur les véhicules, Veigel contrôle tout le processus de fabrication. Première étape : la création d’un modèle. Si le système est le même pour tous les véhicules, chaque modèle de voiture est unique et nécessite de développer un système sur-mesure qui sera ensuite décliné en plus grande quantité. Ainsi, Veigel dispose d’une collection de plus de 700 modèles différents qui vont sur les Citroën C3, Renault Clio ou Peugeot 207, pour ne citer que les véhicules les plus classiques dans l’apprentissage de la conduite en France, mais propose également des modèles adaptés aux Peugeot RCZ, Skoda Fabia, Volkswagen New Beetle… Plus insolite encore, « on nous a déjà demandé d’équiper des Aston Martin ou des Ferrari », confie Jens Wagschal, directeur des ventes.

UN TRAVAIL TOP SECRET !
Pour chaque nouveau modèle, Veigel reçoit du constructeur, un exemplaire du véhicule à équiper, ainsi que les plans. L’équipe du développement étudie alors le véhicule et crée un système sur-mesure. « Cette étape peut être très confidentielle, car nous recevons souvent des véhicules qui ne sont pas encore commercialisés », explique Jens. Une fois le modèle de base approuvé, il est fabriqué à plusieurs exemplaires. « Nous recevons les tiges d’acier brut que nous calibrons aux dimensions voulues. Puis, nous effectuons des soudures et l’assemblage des différentes pièces (tiges, écrous, vis) ». Une fois les parties métalliques assemblées, elles passent à l’atelier de peinture, puis au séchage. Les parties plastiques (sur les pédales) sont posées à la main. Enfin, un ouvrier emballe les kits prêts à monter dans des cartons. Certains kits sont directement installés sur le véhicule à Künzelsau, mais l’essentiel de la production est envoyé chez les constructeurs ou les installateurs agréés.

OBJECTIF EN 2011 : ÉQUIPER 7 000 VÉHICULES FRANÇAIS !
Veigel détient environ 80% du marché en Allemagne et environ 50% du marché au niveau européen, estime Hinrich H. Swyter, président de Veigel depuis 1995. En 2010, grâce à des partenariats avec, entre autres, ACA, Drive-Matic Legrand, Kempf, Lenoir, Pimas et Sojadis, Veigel a équipé, en France, près de 6 000 véhicules auto-écoles. En plein développement sur l’Hexagone, la société allemande vise même 7 000 ventes pour 2011. En d’autres termes, il y a une chance sur trois pour que  les doubles commandes de votre véhicule soient signées Veigel !

Sandrine Ancel



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