CPF : le ministère du Travail a refusé de recevoir les représentants de la profession
Il y a 2 jours
Plusieurs exploitants d’auto-école, les présidents de CER et ECF, ainsi que les dirigeants des Codes Rousseau et ENPC-EDISER avaient répondu à l’appel lancé par Mobilians-ESR, à manifester devant le ministère du Travail, lundi 2 mars à Paris, pour dénoncer « la mise à mort » du financement de la formation au permis de conduire via le CPF.
Entre déception et colère
Le rassemblement qui devait durer trois heures a finalement pris fin au bout de deux heures car « le ministère du Travail a refusé de nous recevoir alors que l’on nous avait promis, lors de l’organisation de cette mobilisation, que nous serions reçus », déplore Patrice Bessone, président de Mobilians-ESR. « C’est une déception, poursuit Patrick Mirouse, président du groupe ECF. Plusieurs collègues se sont mobilisés pour venir ce matin. Or, personne ne peut ou ne veut nous recevoir au cabinet du ministre ». « On sent bien qu’il y a un blocus du gouvernement sur ce sujet », s’agace Patrice Bessone.
Les écoles de conduite demandent des explications
Au-delà de la déception et de la colère, les représentants des écoles de conduite demandent des explications : « On ne comprend pas pourquoi le montant mobilisable du CPF est plafonné à 900 euros pour les formations au permis de conduire alors que le plafond a été fixé à 1 600 euros pour d’autres formations comme le bilan de compétences », déclare Patrick Mirouse. « De même que l’on n’a pas de détails sur la procédure que devront suivre les entreprises pour abonder le financement de la formation au permis de leurs salariés. Plusieurs points restent flous. Alors que va-t-on répondre aux personnes qui viendront se renseigner dans les écoles de conduite ? », demande Patrice Bessone, avant de conclure : « c’est une mauvaise farce. On enlève la possibilité à des salariés d’utiliser leur CPF pour pouvoir passer un permis de conduire et trouver un travail. Jusqu’à présent, le gouvernement nous a toujours dit que le permis de conduire était un passeport pour l’emploi et aujourd’hui, il foule cela au pied ».
S. A.
Pour plus d’infos, abonnez-vous sur www.tribune-auto-ecoles.fr !