Article, Miss France 2016 : « Je suis prête à m’engager pour une campagne de sécurité routière »

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Elle est belle comme un cœur, et son cœur bat pour l’auto. Du haut de son mètre 72, Iris Mittenaere vient tout juste de passer son permis et rêve déjà de belles carrosseries. Prudente au volant, elle aimerait s’engager pour la sécurité routière.

La Tribune des Auto-Écoles : Vous êtes gâtée ! Parmi vos nombreux cadeaux, vous avez reçu une voiture offerte par Peugeot. Cette année encore, la marque au Lion est en effet associée à l’élection de Miss France. 
Iris Mittenaere, Miss France 2016 : C’est vrai, je suis comblée. Je suis vraiment ravie d’avoir reçu cette magnifique Peugeot 2008 rouge (NDLR : modèle Crossway 110 chevaux essence à boîte automatique). C’est d’autant plus touchant que c’est ma première « vraie» voiture.  C’est un rêve de petite fille qui se réalise. Une petite fille qui a passé son permis l’été dernier. Et cerise sur le gâteau, j’ai aussi eu un vélo gris à assistance électrique.

La Tribune : Racontez-nous comment s’est passée votre formation au permis de conduire…
I.M. : En tant qu’étudiante en 5ème année de chirurgie dentaire, je n’avais pas le budget nécessaire pour passer le permis de conduire. Il faut dire que c’est excessivement cher pour un jeune. Mes copains et copines sont souvent obligés de trouver des jobs d’étudiant pour le financer. Pour ma part, j’ai demandé à mes parents de me donner un petit coup de pouce.  Ce qu’ils ont fait. Mon père et ma mère ont ainsi financé une partie de mon permis, plus de la moitié en réalité.

La Tribune : Vous l’avez eu du premier coup ? 
I.M. : Oui ! Le Code et la pratique. Mais, pour l’examen pratique, ça a été beaucoup plus long. En effet, comme je suis très prudente au volant, et pas vraiment sûre de moi, j’ai pris pas mal d’heures supplémentaires. Je ne me souviens plus exactement combien, mais cela commençait à s’accumuler… Or, c’est moi qui payais ces heures supplémentaires. Alors, mieux valait ne pas le rater !

La Tribune : Avec quelle voiture avez-vous appris à conduire ? 
I.M. : À l’auto-école, c’était au volant d’une Peugeot 208. Ensuite, une fois mon permis en poche, j’ai eu une Renault Clio pendant trois mois. Et aujourd’hui, je possède donc ma première voiture neuve grâce à Peugeot et je suis hyper heureuse. 

La Tribune : Mais la 208 de l’auto-école était à boîte mécanique, or votre 2008 est une boîte automatique. Est-ce que vous appréhendez ce passage à la boîte automatique ?
I.M. : Un peu. J’avoue que je ne sais absolument pas conduire avec une boîte automatique. Ce sera donc une grande première pour moi. Cependant, on me dit que c’est beaucoup plus agréable à conduire, notamment en ville. Alors, je suis impatiente d’essayer !

La Tribune : Et que représente ce permis de conduire pour vous ?
I.M. : La liberté. Je viens d’une petite ville à la campagne. Pour se déplacer, il faut systématiquement sa voiture, car on est loin de tout. Être motorisé est franchement indispensable. Le permis de conduire, la voiture, c’est donc synonyme d’autonomie. C’est vrai qu’à Lille où j’étudie, le vélo est plus utile pour aller à la fac qui n’est située qu’a un quart d’heure de mon domicile. Je pourrai utiliser mon vélo électrique offert par Peugeot. Mais pour aller voir mes parents ce sera en 2008 ! 

La Tribune : Vous conduisez souvent ?
I.M. : Très honnêtement : non. Pourtant j’adorerais, mais pour l’instant je me fais conduire. Car mes fonctions font que je suis très souvent à Paris. En réalité, j’appréhende beaucoup de rouler seule dans la capitale. Peut-être dans quelques mois… Quand je ne serai plus Miss France, il faudra bien que je me débrouille seule. En attendant, cette année il est vrai que j’ai rarement pris le volant en raison de mes très nombreux déplacements en France et à l’étranger.

La Tribune : Quel type de conductrice êtes-vous ? 
I.M. : Super archi prudente ! En ville, c’est 50 kilomètres heure  pile. Je respecte toutes les vitesses, les feux, les stop. Tout vraiment à la lettre. Je suis hyper prudente. Un peu trop même. Par exemple, quand je me gare, il me faut au moins 10 minutes pour vérifier que j’ai bien de la place, que je ne vais pas me prendre un trottoir, rayer la carrosserie, bien prendre l’angle pour réussir le créneau. Du coup, derrière, pas mal d’automobilistes s’énervent, klaxonnent. Je suis un petit peu le boulet de la route qu’on n’a pas envie d’avoir devant soi ! (rires)

La Tribune : Est-ce que vous avez tous vos points sur votre permis ?
I.M. : Mais bien sûr ! Prudente comme je suis, je ne risque pas d’être verbalisée pour excès de vitesse ! 

La Tribune: Seriez-vous prête à utiliser votre image de Miss France pour une campagne de sécurité routière ?
I.M. : Oui ! Mille fois oui. Je vais vous faire une confidence. Sur ce point, on n’a hélas pas eu de chance dans ma famille : deux de mes oncles ont eu des accidents graves. Le premier est paraplégique. C’est terrible. Il était chef cuisinier. Il ne peut plus travailler depuis 10 ans. Une vraie tragédie, on pense qu’il s’est endormi au volant ou qu’il a voulu éviter un sanglier sur la route avant de percuter un obstacle. Le deuxième, son frère, a eu un accident, il y a deux ans. Et cela à cause d’un jeune qui avait trop bu. Lui aussi s’en remet difficilement. Et c’est très dur pour toute la famille. Tout cela explique aussi mon extrême prudence. Ainsi, je ne monte pas en voiture sans avoir, par exemple, vérifié plusieurs fois d’avoir bien bouclé ma ceinture. Alors m’impliquer dans une campagne en faveur de la sécurité routière m’intéresserait effectivement beaucoup. 

La Tribune : Prudente et… économe ? Sur la route, est-ce que vous levez également le pied pour moins consommer ? 
I.M. : Pas la peine. Vu ma vitesse ! J’avoue que je ne fais pas vraiment très attention à ma consommation en carburant. Pourtant, quand on passe le permis de conduire, il y a désormais une épreuve qui porte sur la conduite écologique. À l’auto-école, on m’a appris pour économiser à conduire en sous-régime quand on passe les vitesses, à moins que ce soit l’inverse ?  Ou… l’inverse ? En tous cas, on me l’a appris !  Est-ce que je le fais bien ? Je ne sais pas ! (rires)

La Tribune : Et la voiture électrique, ça vous « branche » ?
I.M. : Oui, je suis sensible aux nouvelles technologies. Je trouve que le bond en avant réalisé par les constructeurs est énorme, que ce soit pour la tenue de route, la sécurité ou la motorisation. L’hybride, l’électrique, j’y suis sensible. Ce qui serait top, c’est d’avoir une voiture électrique qui présente une autonomie énorme. Actuellement, c’est à peu près 130 km en moyenne. Alors disposer du double, ça serait très bien. Ainsi on pourrait, en toute sérénité, effectuer de longs trajets sans se demander si l’on ne va pas tomber en panne de batterie. Je pense que dans quelques années, je craquerai et j’achèterai un modèle tout électrique. Je pense que c’est idéal en tant que deuxième voiture pour effectuer les trajets du quotidien comme amener les enfants à l’école ou faire ses courses. La plupart du temps, pour ce type de trajet, on ne fait pas beaucoup de kilomètres. En attendant, je suis vraiment heureuse de rouler, avec cette 2008, version essence. 

La Tribune : Quel est votre point de vue sur la voiture ? Selon vous, est-ce que cela attire toujours autant les jeunes ou est-ce qu’ils s’en détachent et s’en moquent de plus en plus ?
I.M. : Je ne crois pas. Surtout les garçons de mon âge. Avoir une voiture c’est hyper important parce que c’est encore et toujours perçu comme un symbole de réussite. En ce qui me concerne, l’auto c’est un rêve. J’adore rouler dans de belles voitures. En particulier des grosses cylindrées et des cabriolets.

La Tribune : On a donc plus de chance de vous séduire en super-car qu’avec une  4L ?
I.M. : Clairement oui ! Et en plus, si vous avez une Peugeot, alors là vous avez toutes vos chances ! (rires)

La Tribune : Est-ce que la fonction de Miss France est associée au fait de posséder une belle maison et une belle voiture, par le grand public ? 
I.M. : Bien sûr. Je vais vous raconter une petite anecdote : il y a quelques semaines, j’étais dans mon école maternelle, celle de mon enfance dans les Hauts-de-France. Au cours de cette visite, les enfants m’ont posé des dizaines de questions et parmi elles : « T’as quoi comme voiture ? » et « est-ce  que tu roules en limousine ? Et puis, j’ai eu droit aussi à « est-ce que le président est ton mari ? ». C’était très spontané et drôle. Les petites filles ont des étoiles dans les yeux quand elles parlent des Miss. Les enfants ont quasiment tous regardé la soirée d’élection de Miss France (NDLR : qui a réuni plus de 8 millions de téléspectateurs), même s’ils ne sont pas restés jusqu’à la fin. Cela me fait penser à ma mère me disant avant le direct TV : « Je regarderai jusqu’à ce que tu sois éliminée ».  Du coup, elle s’est trouvée bien embêtée car elle a dû rester jusqu’à la fin !

Propos recueillis par Christophe Bourroux

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