Article, Ford Mustang : la chevauchée fantastique

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Ford-Mustang

Cinquante ans après la Palme d’Or décernée à Cannes pour le film de Claude Lelouche, Un homme et une femme, dans lequel on voit Jean-Louis Trintignant débarquer en Ford Mustang sur la plage de Deauville, la Mustang arrive en véhicule auto-école équipée en doubles commandes. Et ce n’est pas du cinéma !

Éric Legrand, président de la société Drive Matic Legrand, spécialisée dans la pose de systèmes doubles commandes auto-école, a d’abord cru à une blague.
« Il y a quelques mois, une auto-école m’a appelé pour savoir s’il était possible d’équiper en doubles commandes une Mustang cabriolet V8. » Pourtant, la demande n’avait rien d’un poisson d’avril. Et comme impossible n’est pas français, Éric Legrand et ses équipes se mettent au travail pour développer un kit adapté à la Mustang.
La suite se déroule au congrès CNPA qui se tenait mi-mai, à Deauville. Éric Legrand et Antoine Maria, manager des Ventes LLD et Grands comptes chez Ford Entreprise, décident d’exposer une Mustang dans le hall pour créer un peu d’animation. D’autant que le clin d’œil avec Deauville et le film de Claude Lelouch apparaît comme une évidence. Et là, surprise ! Telle une star du 7ème art, la Mustang crée l’événement auprès des exploitants de la conduite. À tel point que Ford enregistre plusieurs commandes aussi bien en version Fastback qu’en cabriolet.

Un look ravageur
Il faut dire que l’auto ne manque pas d’atouts pour séduire. Outre le capital sympathie dû à sa légende associée à l’Amérique des années 1960 – la Mustang est sortie en 1964 – et à son célèbre logo qui représente un cheval au galop, la version 2015 a du chien. De face, son immense calandre alvéolée qui arbore le logo chromé, en jette. Et que dire de l’arrière très rectangulaire encadré de trois barrettes de feux verticales, qui donnent à la fois une assise à l’auto et la rend reconnaissable de loin ? Sans oublier, ce profil très dynamique qui rappelle bien évidemment la silhouette d’un cheval au galop.
Dans l’habitacle, si les sièges s’avèrent très confortables et les commandes type aviation font leur petit effet, force est de constater que c’est un peu « plastoc ». Mais ce détail est vite oublié tant le simple fait de prendre place à bord d’une Mustang donne instamment un irrépressible sourire à ses occupants. Autre bémol : le manque de visibilité arrière et trois-quarts arrière, notamment avec le cabriolet. Inutile de préciser qu’il vaudra mieux apprendre à faire les créneaux à vos élèves sur une voiture plus classique avant de les mettre au volant de la Mustang. Par contre, l’Américaine se révèle extrêmement maniable, malgré ses 4,79 mètres de long et ses 2 mètres de large. C’en est même bluffant !

Un V8 ultra ronflant !
Sous le capot, Ford propose deux motorisations au choix. Le 2.3 litres EcoBoost qui développe une puissance de 317 ch et un couple de 434 Nm (tout de même) se révèle très souple et agréable à conduire pour un usage quotidien. Il est également relativement sobre puisque sur un parcours mixte, nous avions pu constater une consommation d’environ 8,5 l/100 km. Pas mal pour un véhicule essence qui affiche entre 1,7 et 1,8 tonne sur la balance. Évidemment, les puristes lui préféreront le 5.0 litres V8 au son si caractéristique. Plus puissant (421 ch et 524 Nm), il rend l’auto joueuse, mais s’avère plus fatiguant à conduire en ville. Indéniablement, la Mustang V8 est mieux adaptée aux grands espaces américains qu’à la ville où il faut s’arrêter et repartir à chaque coin de rue. Par ailleurs, le V8 a une descente nettement plus conséquente que l’EcoBoost (environ 15 l/100 km constatés sur parcours mixte). Quand on aime, on ne compte pas, me direz-vous !
Quoique, et c’est l’autre bonne surprise et certainement une des raisons de son succès, la Mustang reste abordable : comptez entre 37 000 et 42 000 euros. Et cerise sur le capot, Ford a décidé de développer une offre auto-école en location longue durée. Bref, c’est l’Amérique !
Sandrine Ancel

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